‹ Hospitalisation des TuberculeuxChapitre 26 sur 31 · HOTEL-DIEU DE NANTES · texte numérisé non relu

HOTEL-DIEU DE NANTES

A Nantes la tuberculose fait de terribles ravages. Le nombre des décès causés par le fléau suit une pregression croissante et continue :

En 1899, on constate 499 décès par tuberculose.

1900 — 620 — 1907 — GrA —

(M DA TA Gon" Loc eut

Aussi la lutte antituberculeuse a-t-elle pris dans celte ville une extension formidable.

Une œuvre antiluberculeuse de la Loire-Inférieure s’est fondée en octobre 1901, avec M. le D' Bertin comme président.

Chargée d'organiser la défense, cette «œuvre» est entrée immédiatement en campagne, et, après une conférence du P' Brouardel, faite à Nantes le 15 janvier 1902, na pas lardé à réunir un grand nombre d’adhésions.

Le projet de lutte est considérable ; il comprend :

1° Un dispensaire : 1l fonctionne déjà grâce à la générosité d’un philanthrope, M. Durand-Gasselin.

2° Création d'un sanatorium populaire. Le plan est fait, le terrain acheté (18 hectares, situation splendide).

3° Enfin la création d'un hôpital suburbain pour tuberculeux.

En attendant la réalisation de ce dernier projet, la commission administrative des hospices de Nantes a décidé d'isoler les phlisiques dans une des salles (la salle 6) de l'Hôtel-Dieu.

Cette décision fut prise à la suite d’un rapport de M. le D' Ollive, présenté au Conseil de santé des hôpitaux de Nantes.

La salle de l'Hôtel-Dieu, qui à été aménagée en vue de l'isolement, contenait, comme les autres salles de Phôpital, 36 lits.

On l'a divisée (1) dans le sens de la longueur par une

(1) Cette réorganisation de la salle a été faite d’après les plans de M. le Dr Ozuive.

ist cloison médiane; d’autres cloisons perpendiculaires à celle-ci ont transformé la salle en plusieurs boxes. Le nombre des lits à été diminué, il n'est plus que de 26.

Les malades sont couchés face à la fenêtre, et cette disposition du lt leur plait énormément: ils n'ont pas, comme on dit, la fenêtre sur le dos.

Les boxes ay nombre de 8, contiennent 3 hits et même 4 Lits, On prélérerait une plus grande division de la salle, et n'avoir que 2 bits par boxe.

La cloison médiane est vitrée et comme les fenêtres sont nombreuses, hautes et larges, le soleil peut pénétrer presque toute la largeur de la salle. Chaque malade a un cube d'air de 35 mètres cubes. — Rien n'a été fuit pour les femmes.

Nous ignorons si ce service possède un régime alimentaire spécial.

Quoi qu'il en soit, sous la direction de M. le Dr Béci-

gneul, les résultats sont satisfaisants.

Nancy.

Ce qui a été fait à Nancy pour l'isolement des tuberculeux se réduit, nous dit M. le P'L. Spillmann, à fort peu de chose.

On a fait construire dans les jardins de l'hôpital deux pets sun-box en planches, dans lesquels les malades passent leurs journées quand il fait beau, ce qui, parailil, est fort rare dans le pays.

Les abris sont du reste mal construits et sont difficilement utihsables. (Et pendant ce temps, nous dit encore le

P: Spillmann, les tuberculeux continuent à s’'entasser

dans les salles communes. C’est déplorable |»

MoxTPELLIER,

A Montpellier, malgré tous les eflorts de M. le P' Grasset, on en est encore à la période de projet.

L'hôpital Saint-Éloi est suburbain (à 1 800 mètres de la ville). Situé dans un vaste enclos, très sain, et planté, il se compose de 8 pavillons, divisés chacun en 2 salles : ces pavillons sont soudés sur une grande galerie en fer à cheval.

Chaque pavillon contient 70 lits, soit 35 par salle.

Le huitième de ces pavillons n’est pas encore construit. On va le construire prochainement (on attend pour cela le pari mutuel : d’ailleurs les plans sont au Ministère !)

Et alors quand 1l sera construit, un pavillon entier sera aménagé pour les tuberculeux avec: galerie extérieure, réfectoire, etc.

IL y aura un chef de service et tout un service spécial.

Voilà ce que M. le P' Grasset espère depuis longtemps. Et dans une lettre qu'il nous écrivait récemment 1l nous disait : &« Le crime de la contagion hospitalière se continue sous nos yeux dans un hôpital qui est l'idéal pour

l'hôpital-sanatorium. »

Bézrers.

Dans la même région, à Béziers, un dispensaire est à

l'état de projet, et nous savons qu'on se propose de con-

struire également un nouvel hôpital, où un pavillon sera

réservé et servira à l'isolement des tuberculeux.

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