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OBJECTIONS DES CATHOLIQUES AUX LIVRES D'HISTOIRE ET DE LECTURE

Le quatre septembre 1894, les représentants des Catholiques furent une dernière fois invités à se présenter devant le Comité scolaire pour y exposer les raisons sur lesquelles ils s'appuient pour récuser les livres d'Histoire et de lecture imposés par le Conseil de Tlnstruction, aux écoles tant publiques que séparées.

Le Révérend Père Sinnett, curé; M. Rimmer, avocat, Monsieur .John McCarthy, marchand, tous les trois de Régina, et Monsieur Bourgeois instituteur ;'i Duels Lake, voulurent bien nous prêter leur concours dévoué, et venir prouver eux-mêmes la vérité de nos affirmations.

§1. Objections m Révérend Père Sinnett.

Les objections que nous apportons aux livres déclasse obligatoire- aujourd'hui dans nos écoles, n'oni aucunement pour objet une question de nationalité, Nous sommes mus par un motif d'un ordre beaucoup plus élevé, car il s'agit de nos convictions religieuses.

Nous en sommes certains, l'impression que ces livres produiront lentement mais sûrement sur l'esprit des enfants, ne pourra manquer d'être préjudiciable à la Foi que nous croyons fermement être la seule vraie et dans la possession pleine et entière de laquelle nous voulons voir entrer ces enfants.

Je m'inscris en faux contre l'Histoire de Buekley et Robertson in toto, non pas parce que je considère le livre tout entier comme mauvais, mais parce que le ton général de l'ouvrage est anti-catholique. Il donne un fausse idée de l'Eglise, du Pape, des prêtres et des moines et fait supposer que tous les monastères sans exception étaient simplement des antres de corruption.

Au contraire, tout personnage en rupture de ban avec l'Eglise catholique et ses doctrines, est proposé comme modèle de régularité. Ces révoltés étaient des saints dont l'unique but était de prendre en mains la cause de Dieu et la pureté de la morale.

Mais l'histoire et les faits réduisent à néant ces assertions données comme vérités dogmatiques, sans même laisser supposer qu'il soit possible aux Catholiques d'en récuser l'authenticité. De là nécessité pour les parents d'enseigner à la maison l'Histoire à leurs enfants, s'ils veulent contrebalancer les effets délétères de l'enseignement donné à l'école. Et malgré cela on veut que nous acceptions Buekley et Robertson !

Mais donnons des exemples:

La bonté et la bienveillance de Marie à l'égard de Lady Jane Grey et d'Elizabeth sont complètement passées sous silence. Il en est de même de l'Apostasie d'Elizabeth. (Buekley et Robertson, p. 31, etc. Lingard, pp. 390, 391, 392 et 407.)

Buekley et Robertson affirment que le Pape Paul IV exigeait la la restitution de toutes les propriétés de l'Eglise en Angleterre... Lingard enseigne l'opposé quand il dit: " Aucun des détenteurs des biens de l'Eglise ne devra être molesté sous prétexte de Canons des Conciles, de décrets des papes ou de censures ecclésiastiques. (Buekley et Robertson, p. 133. Lingard, p. 399.)

Selon Buekley et Robertson la nation tout entière était opposée au pape. D'après Lingard la proposition de la réconciliation du Royaume avec Rome fut adoptée presque par acclamation, c'est-àdire presque à l'unanimité, (p. 399.)

Buekley et Robertson (p. 120.) accusent Tévêque de Tarbes d'avoir inspiré à Henri VIII la pensée de son divorce avec son épouse légitime Catherine d'Aragon, en faveur d'Anne Boleyn- Mais je ne crains pas d'affirmer qu'aucun historien respectable de ce temps n'attribue ce changement d'affection à d'autres causes qu'à la corruption du cœur du monarque, et de fait, il était bien un des plus vils misérables et l'un des êtres les plus cruels et les plus corrompus qui aient souillé la nature humaine.

Elizabeth nous est représentée comme une grande reine et comme une bienfaitrice de la nation. C'est ce que nous ne trouvons point dans les auteurs qui, comme Lingard, ont fait des recherches approfondies et sérieuse^. C'est en vain que dans ces auteurs nous cherchons la bonne renommée d'Elizabeth.

Dire que Titus Oates était un Jésuite, est un prétendu argument usé jusqu'à la corde, et l'histoire est fixée sur les parjures dont il s'est rendu coupable. L'intention de Buckley et Robertson est donc de jeter une ombre sur la Société de Jésus, sous prétexte qu'elle avait contracté des liens de parenté avec un vil parjure, sur le compte duquel Lingard (p. 581.) écrit ce qui suit: ''Titus Oates s'était distingué sous le règne précédent, comme le grand dénonciateur du Complot des Poudres. La culpabilité fut prouvée sans l'ombre de doute. Il fut condamné à payer une amende de 2000 marks, à être fouetté deux fois publiquement et enfin à se voir attaché au pilori cinq fois par année durant le reste de sa vie." Comment se fait-il que Buckley passe sous silence des faits de cette nature ! Il en est de même lorsqu'il s'agit des lois contre les catholiques. (Lingard, p, 490.) et des lois pénales (îd p. 500.)

Est-il question de la spoliation des terres appartenant aux Ordres Religieux et de la manière dont cette spoliation fut accomplie? pas un mot, pas une raison dans Buckley et Robertson. Ou plutôt, oui. ils donnent une raison, c'est que tous ces ordres religieux étaient corrompus.

Nous pouvons admettre des cas exceptionnels d'immoralité, mais ne me parlez pas d'une corruption générale.

Ces quelques exemples que je viens de citer, je les ai pris au hazard et à la hâte. Ils suffisent pour démontrer que des parents ou des tuteurs catholiques ne sauraient admettre l'histoire de Buckley et Robertson comme livre classique pour leurs enfants.

§ 2. Objections de Monsieur Prïmmer.

Les objections que je vais faire contre l'histoire de Buckley et Robertson, sont de telle nature qu'elles peuvent être présentées au nom de tous les Catholiques sans distinction de race. Qu'ils soient Anglais, Français, Allemands, Russes, peu im| orte. Mes objections reposent sur l'injustice qu'il y a d'imposer dans nos écoles catholiques des livres que nous réprouvons.

Il ne s'agit pas ici du principe des écoles séparées. Cette question est réglée et les écoles Réparées doivent nous être accordées de par la Constitution qui gouverne les Territoires et les lois scolaires. Les choses étant ainsi, on ne peut raisonnablement soutenir que l'administration «les écoles revête une forme inadmissible pour les Catholiques

L'histoire de Buckley et Robertson est inacceptable parce que: («■) Elle est délibérément antipathique à l'Eglise Catholique. (6) Les sujets controversés sont présentés sous un jour des plus défavorables à la même Eglise.

(c) Elle ne traite que d'une manière bien incomplète des points historiques d'un intérêt vital pour les Catholiques.

(d) Elle présente à nos enfants un aperçu de l'histoire d'Angleterre entièrement en désaccord avec les convictions religieuses et les données de leurs parents.

Exemples.

En parlant de Wiclef, Buckley et Robertson {p. 82.) le présentent sous les meilleurs et les plus favorables aspects, tandis que le clergé catholique en général apparaît sous un jour détestable. Ils exaltent la prédication de Wiclef contre la corruption, l'hypocrisie et l'avarice du clergé, et laissent supposer que les anathèmes de ce prédicant contre les prêtres étaient justifiés par leur conduite, mais ils se gardent bien de rappeler, comme le fait Lingard (j>p. 234-240,) que Wiclef n'était qu'un instrument dans la main des princes. Il les plaçait au-dessus de toute autorité religieuse et lui-même se rétractait et se soumettait plus tard à ses supérieurs ecclésiastiques.

Buckley et Robertson ne traitent qu'imparfaitement la question si importante pour les Catholiques de la prétendue Réforme en Angleterre. Ils y consacrent 92 pages seulement tandis que Lingard en consacre 267.

Buckley et Robertson (p. 124) s'attaquent indistinctement à l'intelligence, à la moralité, à la piété de nos prêtres au temps de la destruction des monastères, tandis que ce dernier acte d'injustice et de spoliation par des hommes pervers que les Protestants d'aujourd'hui n'entreprennent plus de justifier, est atténué et absous en des termes que nous considérons comme une diffamation dénuée de fondement du haut caractère de nos prêtres. La persécution inique et le martyre héroïque souffert par nombre de nos moines sont traités comme s'ils n'existaient pas.

Ce que Buckley et Robertson appellent " Persécution des Protestants " (p. 133) est plutôt présenté par eux comme persécution religieuse de la part de l'Eglise catholique que dans son vrai jour de persécution politique, par Mavie, souveraine temporelle.

Nous repoussons avec raison les commentaires anti-catholiques qui suivent les paroles attribuées à Latimer. Pas plus que des centaines d'honnêtes protestants, nous ne voulons permettre que nos enfants puissent croire, comme l'enseigne l'histoire de Buckley et Robertson, que la mort d'un Cranmer, misérable instrument du monarque le plus cruel et le plus brutalement immoral de l'histoire

anglaise, alluma jamais un flambeau " de vérité et de courage." Nous rejetons la dernière partie du paragraphe 8, p. 133, insinuant que le Pape sacrifiait la vie des personnes pour l'unique motif de leurs honnêtes opinions religieuses. Il existe des autorités suffisantes pour prouver le contraire.

A la même page Buckley et Robertson rapportent les châtiments infligés par Marie pour des offenses publiques comme un témoignage contre notre foi; mais omission complète est faite par les mêmes auteurs de toute allusion aux persécutions souffertes sous Henri VIII et sous Elizabeth par les adhérents à la foi catholique, persécutions affirmées par bien des historiens protestants du premier rang. (Lingard p. 360, 380, 401, 478, 444, 458.)

Nous ne comprenons pas pour quel motif les Missions de Douai entreprises pour la conversion de l'Angleterre, histoire que bien peu de Catholiques connaissent, seraient présentées à nos enfants comme un fait intimement lié avec le complot d'assassiner Elizabeth. Nous savons très-bien que tel n'est pas le cas. William Allen, de mon propre Comté de Lancastre, fut le principal facteur de cette mission. J'ai lu bien des histoires protestantes, mais Buckley et Robertson sont les seuls que j'ai pu trouver associant la dite mission avec un complot d'assassinat de la Reine.

Les auteurs tant protestants que catholiques diffèrent énormément dans l'estimation qu'ils font du nombre des victimes de la Saint-Barthélémy. Ils s'accordent si peu, que selon eux, ce nombre varie entre 300 et 100.000. Buckley et Robertson ne manquent naturellement pas de se ranger du côté des 100.000 et de rendre en même temps l'Eglise catholique responsable de ce massacre qui ne fut pourtant qu'une vengeance politique organisée par des Catholiques fort peu anxieux de mettre en pratique les préceptes de leur Eglise.

Buckley et Robertson. (p. 1U5) entretiennent dans l'esprit du lecteur, qu'une conspiration papiste, telle que décrite par Titus Oate3 a réellement existé. Ils laissent subsister tous les mensonges librement publiés par lui. Le seul fait qu'ils rapportent comme contre partie aux fausses assertions de Oates est que Lord Stafïord, catholique distingué, était un pair d'Angleterre d'une grande droiture et d'une remarquable honnêteté. 11 est bon aussi de remarquer

• pic Buckley et Robertson ne mentionnent pas le moins du monde les châtiments plus tard infligés à Titus Oates. Par contre, ils voudraient bien, si possible, jeter le discrédit sur l'Ordre des Jésuites en leur associant un misérable de bas étage, ;ï moins peut-être qu'ils n'aienl l'intention de relever le caractère de ce misérable au moyen

• le cette affiliation prétendue.

J'ai suffisant! m en1 démontré, ce me semble, que les parents cftr tholiquee ne peuvent approuver ce livre .d'histoire pour leurs en-

fants. Les différents faits que je viens de rétablir peuvent même suffir à convaincre nombre de protestants que Buckley et Robertson ne sont pas des auteurs qu'ils puissent accepter, s'ils désirent voir leurs enfants réellement instruits dans la vérité des faits de l'histoire et non pas imbus d'un enseignement historique basé sur des préjugés.

On pourrait encore affirmer que ce livre est inférieur tant au point de vue littéraire qu'au point de vue de la véracité des faits. Sous ce double rapport, Lingard, naguère à l'usage des enfants catholiques, lui est bien supérieur. L'adoption d'un tel livre est un recul accentué. Je ne puis y voir qu'un seul avantage : c'est que les( parents eux-mêmes devront enseigner un autre livre d'histoire, et de cette façon leurs enfants seront en cette matière supérieurs aux enfants protestants de même âge. Malheureusement dans le temps de préoccupation matérielle où nous vivons, cette considération sera peu goûtée des parents qui, soit directement soit indirectement, paient d'autres personnes pour instruire leurs enfants.

§ 3. Objections de Monsieur Bourgeois.

Le Révérend Monsieur Sinnett et Monsieur Primmer ayant fini l'exposé des objections de la minorité catholique contre l'Histoire d'Angleterre, Monsieur Bourgeois prouve à son tour que Buckley et Robertson passent presqu'entièrement et délibérément sous silence l'action de l'Eglise catholique dans l'Histoire du Canada, depuis son origine jusqu'à nos jours. Il prouve que l'auteur, dans l'enchaînement général des faits qu'il rapporte, a évidemment en vue de diminuer la noblesse, la grandeur, le patriotisme de la race française au profit de la race saxonne.

Comme catholique et Canadien-français, il proteste au nom de ses compatriotes et coreligionnaires, contre les Règlements du Conseil de l'Education, règlements qui prescrivent l'usage de ce livre d'Histoire à toutes les écoles des Territoires.

§ 4. Objection de Monsieur McCarthy.

Les livres de lecture prescrits dans les écoles ne sont pas seulement un moyen d'apprendre à lire dans le sens strict du mot, mais bien un texte dont les enfants doivent se rendre un compte parfait. De là des données et des notions diverses dont leur intelligence s'enrichit et qui se gravent souvent si profondément dans leur mémoire qu'ils ne les oublieront jamais.

Voilà pourquoi les Catholiques exigent que chaque leçon proposée à l'esprit de leurs enfants renferme clairement un enseignement moral et d'une évidente utilité, incapable de toute interprétation ou explication erronée.

Nous nous plaignons de ce que, loin de donner une place convenable au côté religieux de la vie et aux devoirs de l'homme envers son créateur, les livres de lecture dont nous parlons donnent dans plusieurs passages un enseignement qui pèche en même temps contre la discipline de l'Eglise catholique et contre l'exacte vérité.

La leçon de la page 142 du quatrième livre, intitulée Sermon sur la montagne est extraite toute entière d'une version non approuvée de la Bible. Or la lecture de l'Ecriture Sainte dans de semblables versions est contraire aux prescriptions formelles de l'Eglise catholique. Elle défend expressément à ses enfants toute version non revêtue de son infaillible autorité.

Nous pouvons dire la même chose de la première leçon du livre de lecture à l'usage de la classe supérieure. Le sujet en est La prière du Roi Salomon. Ce long extrait de la Bible protestante porte en toutes lettres le caractère évident de son origine anti-catholique dans ces seuls mots : Traduit en 1611, revu en 1885.

Ces traductions diffèrent parfois essentiellement de la version catholique. Ainsi, pour n'en donner qu'un exemple, la Bible protestante fait dire à Notre-Seigneur enseignant la manière de prier, dans son Sermon sur la Montagne: '' Quand vous priez, nhi*ez pas de vaines répétitions, comme le font les payens etc." La version catholique porte : " Quand vous priez n'employez pas beaucoup de paroles, comme le font les payens qui s'imaginent que c'est par la multitude des paroles qu'ils méritent d'être exaucés."

La traduction, imposée à nos enfants, est évidemment faite dans un but hostile. Elle est mensongère, et mise bien faussement à profit contre la forme de prière en usage par les Catholiques dans la récitation du Rosaire.

L'oraison dominicale que nous trouvons aussi dans un des livres de lecture, et que les instituteurs feront certainement apprendre par cœur à leurs élèves, n'est point conforme au texte de la Bible catholique.

En un mot nous répudions ces livres parce que là ou ils revêtent une teinte de religion, ils sont bien plus protestants que catholiques. De temps à autres, ils .avent aussi, ils savent décocher un trait blessant à notre adresse. Personne par exemple, ne niera que la dernn-re strophe de " L'ode à la libeité " (p. 268, livre à l'usage ...les supérieures) ne soit un de ces traits injurieux. Et cette poésie est parfaitement écrite; son mérite littéraire demande qu'elle 8oi1 analysée <vt confiée à La mémoire...

Telles furent les principales objections des Représentants des Catholiques du Nord-Ouest, devant le Comité scolaire.

Avant de lever séance, quelques-uns des membres du Comité prétendirent que les difficultés soulevées contre le livre d'Histoire,

tombaient d'elles-mêmes devant l'approbation donnée à Buckley et Robertson par la section catholique de l'Ancien Bureau d'Education.

Monsieur Forget et moi réfutâmes en quelques mots ce spécieux argument. D'abord, fîmes-nous remarquer, jamais la section catholique ne consentit à ce que Lingard cessât d'être l'auteur enseigné dans nos écoles. Les trois membres catholiques du Bureau affirmèrent unanimement leur volonté bien arrêtée sur ce point. Néanmoins nous proposâmes de bien considérer s'il n'y aurait pas possibilité de nous entendre sur un auteur qui servît de base commune pour les examens des candidats instituteurs. Chaque année nous recevions des plaintes tant de la part des candidats catholiques que de celle des candidats protestants. Les uns et les autres se plaignaient avec raison de ce que les examinateurs ne préparaient pas une série de question dans l'histoire de Collier pour les protestants, et dans celle de Lingard pour les Catholiques. Ceux-ci récusaient un examen dont la matière était prise dans un auteur protestant qu'ils n'avaient pas étudié; ceux-là niaient la justice d'un examen dont le sujet avait été choisi dans un auteur catholique qu'ils ne connaissaient pas, et tous demandaient, si possible, un auteur commun.

Les deux sections du Bureau désiraient bien arriver à une entente, mais que faire? Inutile de proposer Collier à la section Catholique et Lingard à la section Protestante. Ni l'une ni l'autre ne voudrait accepter un semblable compromis. C'est alors que Buckley fut mis en avant. Aucune des deux sections ne le trouvait sans défaut ; il leur paraissait trop ou trop peu protestant. Enfin il fut adopté à titre d'essai, puisque nous pouvions revenir sur cette décision quand nous le jugerions utile ou nécessaire. Nous gardions Lingard comme base et texte de l'enseignement de l'histoire dans nos écoles ; nous essayions Buckley comme base et texte des examens des instituteurs parfaitement en mesure de rectifier euxmêmes les inexactitudes et mensonges historiques qu'ils découvriraient facilement.

Il est donc évidemment faux de soutenir que nos objections contre le livre d'histoire imposé dans toutes nos écoles par Je Conseil de l'Instruction Publique, tombent devant une approbation qui n'a jamais existé.

Monsieur le Président déclare alors que le Comité est parfaitement édifié sur les plaintes, griefs et demandes des représentants de la minorité Catholique.

A la Législature maintenant d'agir en conséquence.-

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