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en faveur d’un instituteur actuellement employé dans l’enseignement, lorsque les commissaires demandent qu'il en soit ainsi.
Maintenant s’il se trouve quelqu'un assez rempli de iui-même, pour affirmer qu’il connaît mieux les besoins de ce district que les commissaires et toute la popuiation ensemble, qu’il prenne sur lui la responsabilité üe rejeter leur requête.
Lorsque j'ai demandé que mon certificat fût renouvelé, j'étais et je suis encore actuellement dans l’enseignement; mon engagement comme instituteur ne se termine que le 29 du mois prochain.
I] me semble, Mon Revd Père, que j’ai prouvé sans l’ombre de doute que je possède toutes les connaissances requises pour enseigner à l'école de Creuzot ; ce que je dis, non par vanité, mais pour la défense de mes droits. Si on les méprise il s'ensuit simplement qu'il y a injustice et tyrannie. :
On veut que j'aille à l’école normale. La chose m'a été impossible cette année faute de moyens suffisants pour subvenir à cette dépense.
L'inspecteur m'a affirmé que lors même que je passerais avec succès les examens de capacité, je ne serais pas dispensé du cours normal; c’est ce qui m'a retenu et empêché de me présenter aux examens à Edmonton. J'ai voulu en appeler de nouveau au Gonseil de l’Instruction Publique, espérant que justice me serait rendue...
F. W. KEEGAN.
Cette lettre était à peine écrite et mise à la poste que son auteur recevait la réponse du Conseil de l'Instruction Publique, c’est-à-dire un refus de renouveler ou prolonger son certificat provisoire.
(Deuxième lettre.)
ST-ALBERT, ler sept. 1895.
Révd PÈRE LEpuc,
J'ai reçu de Régina, en retour de mes certificats, licence d’enseigner pendant trois mois. Ce certificat provisoire me semble parfaitement inutile et je crois qu’il est mieux que je ne commence pas du tout.
M. J. KivErscn.
Ce Monsieur Kluetsch est un jeune homme intelligent arrivé dernièrement du Dakota avec un excellent certificat professionnel de cet Etat. Mais parce que ee certificat ne montre pas que son possesseur ait été examiné sur un certain nombre de sujets requis dans le Nord-Ouest, même pour troisième classe, savoir : la littérature, l’algèbre, la géométrie, la botanique, l'agriculture ou la physique, le Conseil de l’Instruction Publique n’accorde qu’un certi-
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ficat provisoire hon pour un trimestre seulement. Est-ce raisonnable ? A quoi bon ouvrir une école dans un nouveau district scolaire pour la fermer trois mois après ?
Le dit certificat provisoire n’aurait-il pas dû être accordé au moins jusqu'aux examens du mois d’août suivant !