‹ Hostilité démasquée [microforme]Chapitre 23 sur 46 · DER" ER · texte numérisé non relu

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ant la promul- | 9. Tls demandent encore respectueusement, mais aussi avec ins-

section de l’an- Mtance, que les Règlements qui prescrivent l'usage des livres de lec-

le catholiques. Mture de l'Ontario et de l’histoire d'Angleterre et du Canada par

évolus au Con- Buckley et Robertson, soient abrogés et qu'aucun autre changement

s de l'Exécutif ne soit fait dans les livres de classe à l’usage des écoles catholiques,

atholiques qui sans le consentement et l'approbation de leurs représentante au Conseil de l’Instruction Publique.

10. S'il n’était pas jugé à propos de rendre aux Catholiques le privilège dont ils ont joui jusqu'ici d’avoir pour leurs écoles des inspecteurs de leur croyance religieuse, les soussignés demande- Mraient instamment que, des deux inspections annuelles exigées par et avec eux un les règlemenis, au moins une fût faite par un inspecteur catholique. continuer l’an- #

de Protestants, À changée, aussi | a ce qu'elle est

pour lPadminis- M (Signé)

ee a re H. Lepuc, 0. M. I. vic. gén. de St Albert. oliques, d’objec-

‘ent responsable È A. E. FoRGET, membre catholique du con-

FA POpIÉReRURElS 1 seil de l’Instruction Publique.

eux dont jouis- M : Nes | en de la Section M Après lecture du document ci-dessus, sur l'invitation du Pré- Mident, je pris la parole ét m’exprimai en ces termes :

n normale con-M

k. MONSIEUR LE PRÉSIDENT, ent vers un butk

ke, à exclure en # MESSIEURS DU CoMITÉ, qui ne sont pash ue les Règles et} Je vous remercie sincèrement de vouloir bien aujourd'hui nous

s l’impossibilitéh lonner, à Monsieur Forget et à moi, toute facilité, toute liberté de us par les ditsMvous exposer les plaintes des Catholiques du Nord-Ouest, et les Meriefs dont ils souffrent à raison de l’Ordonnance scolaire et des sement que, si “Règlements du Conseil de l'Instruction Publique qui nous régissent. s des pays bien F Je ne me présente point devant vous dans un esprit d'antago- Religieuses unfMnisme et d'hostilité. Au nom des Evêques et du clergé, au nom des à celle qu'elles fidèles Catholiques de ces Territoires, je viens à vous, et par vous à sois, elles aientMil' Assemblée Législative, dans un esprit de conciliation, après avoir de leurs écoles Misérieusement étudié l'ordonnance scolaire de 1892 et toutes les e suffisant pourMiclauses dont elle se compose. soussignés de- Cette Ordonnance est une épée à deux tranchants. Elle a été récenie résolu-Mcomposée avec une habileté telle, qu'elle permet le bien comme le normale soientigmal et autorise l’existence ou la destruction complète de nos écoles. Je ne viens pourtant pas vous demander de rappeler cette Ordonnance, parce que vous ne le voudriez pas, vous ne le feriez pas oussignés sontftujourd’hui.

nt les apparte Ce que je demande pour le moment, ce sont des amendements les dames tantMfpeu nombreux, il est vrai, mais pour nous d’une extrême imporde cette faveur tance, d’une absolue nécessité.

y ait au moins!

Si l’Ordonnance était appliquée avec un grand esprit de justice | et de libéralité, avec une volonté bien déterminée de protéger la marche et le maintien des écoles séparées de la minorité catholique. ! aussi efficacement que la marche et le maintien des écoles publiques # de la majorité protestante, nous pourrions n'avoir pas autant d'in.À

justices à déplorer. Malheureusement il n’en est pas ainsi.

Croyez bien, Monsieur le Président et Messieurs du Comité, que nous, Catholiques, nous avons autant à cœur que n'importe qui, # d'étendre partout autour de nous, le bienfait de l'éducation, dans

ce pays de notre naissance ou de notre adoption, dans ce Canada que nous aimons, que nous voulons voir grandir et prospérer. Soyez bien persuadés que nous désirons plus que personne, de

voir nos écoles se fonder, se fortifier, se multiplier et atteindre le|

plus haut degré possible d'efficacité sous tous les rapports.

C’est pour atteindre ce but, que partout où nous établissons desk des missions, à côté de l'église et de la résidence du :nissionnaire, #

s'élève la maison destinée à l'instruction de l'enfance.

Bien avant la Confédération Canadienne, dès les premières fondations faites par nous, Oblate dé Marie Immaculée, dans ces im-k menses Territoires, à l’Ile à la Crosse, zu Lac Ste Anne, à St Albert, B au Lac Labiche, etc, nous avons ouvert des écoles, nous avonsh tenté l'impossible, nous nous sommes privés du nécessaire pour les soutenir et en faciliter la fréquentation aux enfants dont les parents étaient tout au moins indifférents, sinon opposés, À cesk institutions dont ils ne comprenaient point du tout et dont bon à

nombre encore ne comprennent point l’importance.

Prêtres et religieux, nous sommes, il est vrai, du moins dansk l'exercice du saint ministère, missionnaires avant tout. Néanmoins

dans bien des circonstances nous nous sommes faits simples maîtres Mic

d'école auprès des Métis et des Sauvages.

Aujourd'hui, les temps sont changés ; le pays est ouvert à la civilisation. Nous voulons des institutions d'éducation solides, } stables et permanentes. L'expérience a prouvé depuis des siècles et à

nous prouve encore tous les jours que pour arriver à ce résultat désirable, il nous faut faire appel «ux communautés religieuses et aux ordres religieux voués à l’enseignement.

Aussi longtemps que nous avons été obligés d’avoir recours à des instituteurs ou à des institutrices d'occasion, à des hommes ou des femmes qui s'engagent dans l'enseignement faute de mieux, c'est-à-dire en attendant une position ou un établissement plus en rapport avec leur goût et leur vocation, nos écoles n'ont pu prospérer. Ouvertes aujourd’hui et fermées demain, quel résultat, sérieux pouvions-nous en attendre ?

Il en a été autrement dès que nous avons pu confier ces écoles à des religieuses. Nous avons aujourd’hui dans ces Territoires cinq

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