‹ Hostilité démasquée [microforme]Chapitre 24 sur 46 · RE: |: GER · texte numérisé non relu

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prit de justice RE congrégations distinctes de Sœurs qui se consacrent à l'éducation de protéger la M de l’enfance, savoir :

ité catholique, Les Sœurs de Charité, dites Sœurs Grises de Montréal.

coles publiques à Les Fidèles Compagnes de Jésus.

as autant d'in Les Sœurs de l’Assomption de Nicolet.

ainsi. ï Les Sœurs de Charité également de Nicolet.

lu Comité, queh Les Sœurs de la Providence de Montréal.

n'importe qui, À Les Fidèles Compagnes de Jésus et les Sœurs de l’Assomption

ducation, dans Æ sont des congrégations religieuses exclusivement voués à l’enseilans ce Canada gnement. Toutes sont formées à ce genre de vie dès leur entrée prospérer. dans la communauté. Les jeunes enseignent sous la direction des 1e personne, de anciennes, et les anciennes se perfectionnent tous les jours par et atteindre le l'étude et par l’expérience.

pports. 1 Les Communautés des Sœurs de Charité et de la Providence ont établissons des pour but principal, sans doute, les œuvres de charité proprement a “nissionnaire, M dites telles que les hôpitaux, les asiles, les orphelinats ; mais elles

€. adoptent aussi, pour un certain nombre de leurs membres, l’édupremières fon-Mfcation dans les écoles et les académies. Les sœurs de ces com-

e, dans ces im-h munautés, destin{es à l’enseignement par leurs supérieures, ne le ane, à St Albert Mcèdent point aux autres en capacité, en efficacité et formation les, nous avons normale. Elles sont choisies et mises à part pour ce but spécial et nécessaire pour Û le choix de leurs supérieures majeures tombe précisément sur elles nfants dont les à cause de leurs talents et de leurs aptitudes bien connus. Destinées

opposés, à ces! à l'éducation, elles s’y consacreront tout entières, sans réserve, ut et dont bon Msans arrière-pensée, sans désir de changement.

C'est donc avec raison que nous considérons nos écoles comme du moins dansiisolidement fondées et capables d'atteindre le plus haut degré ut. Néanmoins Mid'efficacité, quand nous les voyons udoptées, aimées, dirigées par simples maîtres Mices femmes dévouées qui n’ont en vue que Dieu, le bien des enfants

Met la récompense du Ciel.

est ouvert à la l Et puis, nous sommes sans inquiétude à un autre point de vue cation solides, d'une suprême importance, Nous sommes sûrs de l’ordre et de la is des siècles et plus parfaite moralité.

er à ce résultat Dès lors, monsieur le Président, dans l'intérêt de la cause de s religieuses et l'éducation dans ces Territoires au bien desquels doivent travailler Bios législateurs, n'est-il pas de leur devoir de protéger, d’encouvoir recours à Mfager, de multiplier ces institutrices si bien qualifiées, si capables es hommes ou Mt si zélées ?

ute de mieux, Hélas ! j'ai la douleur de le dire et c'est mon premier sujet de kement plus en plainte, il n’en est malheureusement pas ainsi. Sous prétexte de vont pu pros-nettre en pratique la clause de l'ordonnance qui a trait aux écoles el résultat, sé- Mormales, le Conseil de l’Instruction Publique, sans aucune consilération de lieu, de temps et de peronnes, a passé des règlements fier ces écoles Min possibles pour les Religieuses enseignant dans le Territoire. erritoires cinq Ces Religieuses sont gouvernées par des Règles et Constitutions

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approuvées par l'Eglise. Elles ne peuvent pour aucune raison se soustraire à ces constitutions ; les Supérieurs majeurs, les Evêques eux-mêmes, n'ont pas le pouvoir d'y toucher et de les changer dès qu'elles ont été approuvées par le Souverain Pontife. Or, de par ces Règles et Constitutions il est impossible aux sœurs de quitter leur couvent, leur communauté, pour venir à Regina ou ailleurs, s'asseoir sur les bancs de l’école, mélées à tous les candidats de l'un et de l’autre sexe et de toute dénomination religieuse, pendant des mois consécutifs, pour y suivre un cours d'école normale. Leur imposer une semblable condition impossible, inadmissible, équivaut à les déclarer tout simplement impropres à l’enseignement dans les territoires; et plutôt que de violer ainsi les Constitutions qui les gouvernent et qu’elles ont promis de garder par des vœux solennels, elles abandonneront ces Territoires inhospitaliers au bien desquels elles voulaient se dévouer jusqu'à la mort. Déjà la Supérieure Générale d’une congrégation religieuse a écrit dans ce sens À l’autorité ecclésiastique, à l’évêque de St-Albert.

Si vous voulez, messieurs, chasser les Religieuses, laissez telle qu'elle est l’application de l’ordonnance et nous saurons à quoi nous en tenir. Si, au contraire, comme j'aime à le croire, vous avez en vue le bien, le vrai progrès de l'éducation, vous vous ferez un plaisir et un devoir de proposer et de soutenir à la Chambre, les amendements que nous vous soumettons. Nous allons jusqu'aux limites du possible, et je dois vous déclarer en toute sincérité et franchise que nous n’irons pas plus loin.

Maintenant, Monsieur ‘le Président, permettez-moi d'attirer votre attention sur un autre sujet.

Quelle part de pouvoir, quelle part de contrôle, quelle voix |

avons-nous au Conseil de l’Instruction Publique! Vous entendez de suite la réponse que je vais vous faire. Notre part de pouvoir et de contrôle est absolument, complètement nulle, et nos deux membres catholiques ont dérisoirement voix consultative. Le Conseil de l’Instruction Publique peut les écouter comme il peut ne pas le faire, et c’est à ce dernier parti qu’il incline bien sensiblement.

En effet, des Règlements importants et affectant nos écoles, ont été passés sans que nos représentants en aient eu connaissance. Le révérend monsieur Caron a donné sa démission depuis longtemps et il n’a pas encore été remplacé.

Il faut avouer que cet état de choses est plus que suffisant pour

blesser profondément les sentiments de la minorité catholique. Jek

viens vous demander d’y apporter remède; est-ce trop exiger de votre bonne volonté ?

J'arrive à un troisième grief que nous considérons à bon droit comme un attentat à nos libertés les plus inviolables, les plus imprescriptibles : Je veux parler de nos livres.

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Vous dites et vous affirmez, Messieurs, que nous avons nos écoles séparées, Mais, je vous le demande, conçoit-on une école catholique, où pas un livre catholique ne peut être mis entre les mains des enfants, les bébés de six à sept ans seuls exceptés ?

Des livres de lecture et d'histoire, que nous réprouvons, nous sont imposés par le Conseil de l’Instruction ; il peut quand il le voudra nous en imposer d’autres encore plus sujets à caution, ne donnant même qu’un enseignement matérialiste ou athée. Et nous ne nous plaindrions pas au nom des parents dont les droits les plus sacrés sont méprisés et méconnus ! Nous ne nous plaindrions pas d'un attentat semblable à nos libertés religieuses, à la liberté de conscience !

Il n’en sera point ainsi, Messieurs ; nous ne cesserons de combattre jusqu’à ce que justice nous soit rendue. Cette justice nous venons vous la demander aujourd’hui.

Je ne veux pas abuser de votre patience. Je vous remercie de m'avoir écouté avec tant de bienveillante attention. Jouissez de toutes vos libertés scolaires ; mais de grâce, veillez à ce que les nôtres soient également respectées. Notre ami, Monsieur A. E. Forget va prendre la parole à son tour. Il est plus versé que moi dans la connaissance et la pratique de la langue anglaise ; il parlera mieux que je ne l’ai fait, encore une fois, merci.

Invité par Monsieur le Président du Comité, Monsieur Forget prit ainsi la défense de nos droits :

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