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Nous nous plaignons de ce que, loin de donner une place convenable au côté religieux de la vie et aux devoirs de l’homme envers son créateur, les livres de lecture dont nous parlons donnent dans plusieurs passages un enseignement qui pèche en même temps contre la discipline de l'Eglise catholique et contre l’exacte vérité.
la montagne est extraite toute entière d’une version non approuvée de la Bible. Or la lecture de l’Ecriture Sainte dans de semblables versions est contraire aux prescriptions formelles de l'Eglise cathnlique. Elle défend expressément à ses enfants toute version nca revêtue de son infaillible autorité.
Nous pouvons dire la même chose de la première leçon du livre de lecture à l’usage de la classe supérieure. Le sujet en est La prière
toutes lettres le caractère évident de son origine anti-catholique dans ces seuls mots: Traduit en 1611, revu en 1585.
Ces traductions diffèrent parfois essentiellement de la version catholique. Ainsi, pour n’en donner qu’un exemple, la Bible protestante fait dire à Notre-Seigneur enseignant la manière de prier, dans son Sermon sur la Montagne: ‘* Quand vous priez, n’usez pas de vaines répétitions, comme le font les payens etc.” La version catholique porte: ‘“ Quand vous priez n’employez pas beaucoup de
multitude des paroles qu’ils méritent d’être exaucés.”
La traduction, imposée à nos enfants, est évidemment faite dans un but hostile. Elle est mensongère, et mise bien faussement à profit contre la forme de prière en usage par les Catholiques dans la récitation du Rosaire.
L'oraison dominicale que nous trouvons aussi dans un des livres de lecture, et que les instituteurs feront certainement apprendre
catholique.
En un mot nous répudions ces livres parce que là ou ils revêtent une teinte de religion, ils sont bien plus protestants que catholiques.
blessant à notre adresse. Personne par exemple, ne niera que la dernière strophe de ‘ L’ode à la liberté ” (p. 268, livre à l’usage des ecoles supérieures) ne soit un de ces traits injurieux. Et cette poésie est parfaitement écrite ; son mérite littéraire demande qu’elle soit analysée et confiée à la mémoire...
Telles furent les principales objections des Représentants des Catholiques du Nord-Ouest, devant le Comité scolaire.
Avant de lever séance, quelques-uns des membres du Comité prétendirent que les difficultés soulevées contre le livre d'Histoire.
La leçon de la page 142 du quatrième livre, intitulée Sermon sur À
du Roi Salomon. Ce long extrait de la Bible protestante porte en ke
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Au Comité d'Histoire.
tombaient d’elles-mêmes devant l’approbation donnée à Buckley et Robertson par la section catholique de l'Ancien Bureau d’Education.
Monsieur Forget et moi réfutâmes en quelques mots ce spécieux argument. D'abord, fîimes-nous remarquer, jamais la section catholique ne consentit à ce que Lingard cessât d’être l’auteur enseigné dans nos écoles. Les trois membres catholiques du Bureau affirmèrent unanimement leur volonté bien arrêtée sur ce point. Néanmoins nous proposâmes de bien considérer s’il n’y aurait pas possibilité de nous entendre sur un auteur qui servît de base commune pour les examens des candidats instituteurs. Chaque année nous recevions des plaintes tant de la part des candidats catholiques que de celle des candidats protestants. Les uns et les autres se plaignaient avec raison de ce que les examinateurs ne préparaient pas une série de question dans l’histoire de Collier pour les protestants, et dans celle de Lingard pour les Catholiques. Ceux-ci récusaient un examen dont la matière était prise dans un auteur protestant qu'ils n’avaient pas étudié; ceux-là niaient la justice d’un examen dont le sujet avait été choisi dans un auteur catholique qu’ils ne connaissaient pas, et tous demandaient, si possible, un auteur commun.
Les deux sections du Bureau désiraient bien arriver à une entente, mais que faire ? Inutile de proposer Collier à la section Catholique et Lingard à la section Protestante. Ni l’une ni l’autre ne voudrait accepter un semblable compromis. C’est alors que Buckley fut mis en avant. Aucune des deux sections ne le trouvait sans défaut ; il leur paraissait trop ou trop peu protestant. Enfin il fut adopté à titre d'essai, puisque nous pouvions revenir sur cette décision quand nous le jugerions utile ou nécessaire. Nous gardions Lingard comme base et texte de l’enseignement de l’histoire dans nos écoles ; nous essayions Buckley comme base et texte des examens des instituteurs parfaitement en mesure de rectifier euxmêmes les inexactitudes et mensonges historiques qu’ils découvriraient facilement. |
Il est donc évidemment faux de soutenir que nos objections contre le livre d’histoire imposé dans toutes nos écoles par le Conseil de l’Instruction Publique, tombent devant une approbation qui n’a jamais existé.
Monsieur le Président déclare alors que le Comité est parfaitement édifié sur les plaintes, griefs et demandes des représentants de la minorité Catholique.
A la Législature maintenant d’agir en conséquence.