T. TRISTE RÉPONSE DE LA LÉGISLATURE AUX CATHOLIQUES DES TERRITOIRES
Au commencement de septembre 1894, le Comité devant lequel nous avions défendu nos droits et exposé nos griefs prépara un rapport qu’il recommanda et soumit à l'approbation de la Chambre:
Ce rapport fut adopté et voté par la Législature; mais en vérité pouvons-nous en être satisfaits? Non, car les auteurs de ce rapport se moquent de nos griefs, méprisent nos plaintes et nos trop justes demandes. Ainsi:
1. Ils laissent en force tous les Règlements hostiles et haineux du Conseil de l’Instruction Publique.
Nos législateurs décrètent, il est vrai, que désormais on ne passera point de règlements généraux dans certains points déterminés, sans que nos aviseurs Catholiques ne soient convoqués ; mais on pourra toujours passer des règlements particuliers et éluder, quand on voudra, ce futile et puéril amendement.
2. Ils nous refusent positivement le droit d'établir un district scolaire séparé là où il n’en existe aucun, avant qu’un district public protestant n'ait été érigé.
3. La faculté de se servir du français pour instruire les enfants d’origine et de langue française et qui ne comprennent pas un mot d'anglais, est refusée aux instituteurs de nos écoles. Que ces enfants comprennent où ne comprennent pas, il faut qu’ils reçoivent l'instruction en anglais.
4. Nos législateurs concèdent la permission, si toutefois les commissaires le veulent bien, d'ouvrir l’école par la récitation de l’oraison dominicale. Mais la salutation angélique, le Symbole des Apôtres, le Décalogue restent et demeurent interdits.
5. Après les si graves et si nombreuses objections faites et parfaitement prouvées devant le Comité, contre les livres de lecture et d'histoire, nous devons continuer à les laisser aux mains de nos enfants. Quant aux passages auxquels nous aurions trop d’objection, on pourra nous en dispenser.
6. Lorsque ce sera praticable, et s’il le juge à propos, le Conseil
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