‹ Hostilité démasquée [microforme]Chapitre 4 sur 46 · EVÊQUE DE ST-ALBERT · texte numérisé non relu

EVÊQUE DE ST-ALBERT

Mon Révérend et bien cher Père,

Je me felicite de vous avoir presque fait une obligation d'’entreprendre cet important travail, sur les écoles encore décorées du nom de catholiques dans notre Nord-Ouest.

Ayant été, pendant de longues années, membre de l’ancien Bureau d'Education, et n'ayant pas cessé depuis de vous occuper de cette importante question de l'éducation, j'ai cru que vous étiez parmi nous le plus qualifié à mener ce travail à bonne fin.

Vous l’avez entrepris et vous l'avez terminé, je ne puis que vous en féliciter et vous en remercier bien sincèrement. Il était nécessaire que le public pût juger des changements apportés au système scolaire dont nous jouissions avant 1892 ; il fallait qu’il pût voir si réellement on nous laisse quelques libertés et si l’on peut raisonnablement affirmer que nos écoles sont encore catholiques. Il était important que le résultat voulu, mais inavoué de nos ennemis fût exposé au grand jour.

Il était nécessaire de bien faire comprendre que dans le Nord- Ouest, comme au Manitoba, la fin proposée par les deux gouvernements est absolument la même, quoique les plans soient différents, afin de tromper plus finement.

Votre travail, cher Père, est, il me semble, la continuation de celui de notre Bien-Aimé et à jamais regretté Mgr Taché. Il est mort à la peine, sans pouvoir contempler l’heureux résultat de ses nobles efforts. J'espère que vous serez plus heureux vous-même. Les promesses formelles qui vous ont été faites personnellement et solennellement ne peuvent manquer d’avoir leur effet.

Si Dieu permettait qu’il en fût autrement, comme notre regretté Père, vous aurez le mérite et la consolation d’avoir fait votre

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