‹ Hostilité démasquée [microforme]Chapitre 9 sur 46 · CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

[ nous a été facile, dans les pages précédentes, de démontrer que dans ces termes, prise au pied de la lettre, l'ordonnance de 1892, hypocrite et rusée, permet à peu près tout ce que l’on veut, quels que soient les différents points de vue auxquels nous nous placions,.

Cette ordonnance appliquée dans un esprit de parfaite libéralité, de justice et de tolérance, sans préjugés de race ou de religion, pourrait, rigoureusement parlant, donner satisfaction à tous. Il est possible de lui donner la meilleure comme l4 pire de toutes les interprétations ; la meilleure comme la pire de toutes les applications.

Nous lisons dans S. Paul IT, Cor. ITT, v, 6, que: * La lettre tue, mais l'esprit vivifie.” Dans l'ordonnance qui nous occupe, c’est tout le contraire qu'il faut affirmer. La lettre est tout ce qu'on veut, mais l’esprit en est abominable. Nous en avons la preuve dans l'organisation du Conseil de l’Instruction, chargé d'appliquer la loi. Nous en avons la preuve dans les règlements impossibles et inadmissibles du dit Conseil. Nous en avons la preuve dans les difficultés de tout genre que ce Conseil nous crée; dans les obstacles qu'il met à la marche de nos écoles.

NT

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