‹ Hourrah!: ou la révolution par les CosaquesChapitre 49 sur 56 · CONSÉQUENCES DE LA PRISE DE GONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DE LA PRISE DE GONSTANTINOPLE

1* Préâlotlon contre l'Angleterre*

« Le jour où ces calamités' viendront fondre sur tes rivages maudits, A41lio|i, cherche dans ton cœur si d'autres plus que toi les avaient méritées. Sang pour ' sang, c'est la loi du ciel et de la terre, et q\ii a suscité les querelles doit vaia^iMnt en regretter les suites. »

Byron.

— Fils de l'homme, que vois-tu?

— Je vois, au milieu des mers du Sud, une presqu'île

aossir étendue que rEorope ocoidentale. Les plus hautes montagne, les plus grands fleuves de l'Âncien^-Monde k traversent ; cinquante millions d'hommes la peuplent. — C'est FInde azi^lâise !

Du Nord au Sud de cette Péninsule on se bat. Je vois une grande multitude de peuples soulevés contre un seul. Ce peuple est couvert de blessures ; il lutte en désespéré. La force et la douleur sont grandes comme celtes des géants rdîelles : C'est le peuple anglais!

U perd du sang, beaucoup de sang. Il se traîne, comme un lion meurtri, et se défend pied à pied. — Puis, retranché dai^ ses grandes villes , il les fortifie et s'y maintient quelque temps contre toutes les forces de l'hide. — Gloire à lui!

Mais les peuples se souviennent qu'ils ont été dépossédés et réduits en esclavage par une poignée de marchands venus des contréed froides; ils se rappellent les barbaries des lords Clive et Hastings. — Le sang apji^Ile le sang !

Les peuples, tous les peuples d'Asie s'él[âeuvent au loin, se rassemblent et roulent, en poussant^ tk grands cris, contre les villes assiégées. L'Afghanfetan, le Caboul, le Lahore, la Perse, la Chine, l'empire Birman envoient leurs légions cqntre l'Angleterre. 7— La lutte est par trop inégale?

Elle est héP<«qûe- te V!«îHe marchandé, dans ce dernier combat! Jamais plus fière ou plus digne ne porta le scq^tre des mers ! Mais enfin, accablée, la rage au cœur, elle évacue son grand royaume et jette au fond des eaux l'impérial diamant qu'elle a perdu. Puis, elle remonte sur les grands vaisseaux corsaires qui l'avaient déposée, le siècle d'auparavant, aux bords du Gange consacré. — Sic transit gloria mundi !

Ses canons et ses matelots sont niuets; ses navires fuient sans savoir où s'arrêter. Ils manquent de charbon ;

mn^leâflotjirdiréftoû ti'^iiieikl ^tis le dlfltlettîéjbi dé leur vapeur dltièTé. Us cdcbeûi Idiùr id^leûl pavUloD; cet te psyaioti »iBiMeo«nt àltir^ TinsUlte et la guerre. ^ Toutes léS.roUieÉ hmt sont fermées ?^«n$ iâ ter)rô natale. -^ As ^rèDt mi^ tes tiâeM VàiStét», è b toèrd dctil teiù|»éte8 ; 06flMre léilr^^atii^ bohâissënt ks iv^e^, proAtdnt dô la guérfè â66 bemâMi» pnxt se* Vettgél^ d'afflionts^ tr(yp l&ùgt^s^ (Su^ponâ». L6ift tioÀtâ^ ét:i^ÙWf i^n Voiles se dëdiî> reittj les botanm sôttffrdiïl te âfétT et Ifl làim; ---Ils^deffiféndeni VIII r^gé aU£ o^i^ttoS dès rivage ; ils se battent pour Wif^ de redUr cfotiiâe âd se battaient îàdas pour conqMfir dei^yaà^âieSi

^ Car todt l'OHeiit « J^ tour péfree^ ei sûr les plages brûlées par le soleil, la Mort, attend les hommes blotids ^i sont venus du Nord ! 1

De ces vaisseaux, beaucoup seront capturés; d'autres se feront sauter avec leur dernier baril de poudre ; fort ppu sp sauveront; quelques-uns se feront corsaires. — L'Océan, le roi des pirates, finit par engloutir ceux qui jouent trop longtemps avec lui. — Salut, 6 Mer profonde, qui redresses les crimes !

— Fils de rhomme, que vois-tu encore?

— Je vois planer sur Gonstantinople l'ai^ noire de Russie; Taigle aux deux tètes couronnées* DaQS ses serres est une clef. Cette clef ouvre les portes des trois mondes anciens. Mille peuples, venus du Nord de l'Europe et du Nord de l'Asie, se prosternent devant cette aigle, criant : Hurràb et Victoire! -^Les Tdrcs jpléuredt âansrescla-

Je Vois le détréit Àéê Ddrdâtieilé^ gàràé par ded ^àiàés dé fer et des poûts de bateaux encoinbrés de soldats. Lés remparts de Gonstantinople et l'Ile de Mmrnara sont M-

risses de machines de guerre. Des croffiières russes sillonnent le fiosphore, la Mer Rouge et la Méditerranée ; ristlune de Suez est littéralement couvert de troupes. Athènes, la Morée, Oandie, Né^qwnt, Rhodes» Chypre, les Gydades, les Ioniennes regorgent de vaisseaux. L'Egypte obéit au tzar, la Grèce est sous sa protection. Smyme, Médine, Jérusalem, la Mecque, Alexsândrie, le Caire, Moka sont occupées par des forces russes. L'Angleterre est coupée de toutes ses communicaticïis avec les Indes. Malte devient le théâtre d'une guerre épouvantaUe. Les Anglais s'y défendent contre les Russes et la population de l'Ile ; il y arrive dé temps à autre des Vaisseaux désemparés. Us ne reverront plus les rivages de la riche Albion!

— Filsdel'homme, que vois-tu encore?

— Je vois, contre un rocher embrasé de soleil, une citadelle imprenable qui parait faite de canons : Gibraltar ! L'Espagne veut reprendre son poste avancé. C'est le dernier ppint qui reste aux Anglais ; ik y résistent comme des forcenés.

Je vois encore la Péninsule Ibérique ravagée par la guerre civile. Le Portugal expulse les Anglais de Lisbonne et de Porto. Puis , la guerre cesse ; l'Espagne et le Portugal se réuniront bientôt. La Péninsule remonte au rang des nations de premier ordre. — Espaha, despiertateft

— Fils de l'homme, que vois-tu?

— Je vois au Nord-Ouest de l'Europe, dans les brupoes de l'Atlantique, les grandes lies de Bretagne; les lies aux falaises blanches que le divin Shakspeare chadta. Qu'elles sont déchues, grand Dieu I

si;5

Je vois, sur leurs rivages, des squelettes humains» des haches d'abordage» des coutelas» des ancres rongées que le flot rapporte à la' terre d'où ils étaient sortis. — Il semble que parfois la mer ait des remords I

Le goëland crie ; Pésolatioi! bt Mort I Des pécheurs mornes tendent leurs filets le long des côtes et sondaient af&issés sous le poids de cette grandeur sombrée I

Dans la plus grande de ces lies, des bandes insurgées parcourent les campagnes, incendiant cb^^ux et fabriques» sonnant le tocsin, J)risant les machines, coupant les rails des chemins et les fils des télégraphes, égorgeant et pillant* Ils manquent, (de pain et de travail ; ils sont nus. Il feut qu'ils vivent. Ils chantent le refrain des Rebeccaltes et des tisserands de SheQleld. Leur nom répand l'effroi !

Je vois les grandes villes soulevées, Tépou van table anarchie battant des ailes sur les maisons qui croulent. Les ouvriers de Whitechapel et de Saint-Giles mettent la Banque à sac; ils forcent les boutiques; ils pénètrent, armés de couteaux et de cognées, dans les boudoirs parfumés de Taristocratie; aux chairs rosées des grandes dames, ils frottent leurs chairs vertes de cuivre, noires de plomb et de houille. Saint-Paul est le quartier-général du gouvernement insurrectionnel. Tous les métiers sont en grève. La Tamise charrie tant de cadavres qu'on peut distinguer des stries de sang au milieu de ses eaux grises ! !

— Fils de Fhomme, que vois-tu encore?

. — Je vois au Nord de cette grande lie, dans l'Ecosse coupée de montagnes touffues, les dernières troupes fidèles h la cause royale : les fusiliers d'Ecosse, les Scotch Greys, les Life Guards et des régiments détachés de différents

corps. Daos Edîtibuiigh, dans Aberdeeh et Feiiby SA se soDt retranchés. Les CheriotA et les Grawpians sontle théâtre de leurs hittes ^tuytidknities contre At noûveaiix Puritains. Pendant longues années les Higbbindf résiste^ nmt encore* -^ Entendes les «ooords de Jours pîbrochs guérrienst

-^Ftlsâolliofxinie, ^oetois^ii? .

-^ Dans rile occidentale, dans la fraicfae Etui, je tois de grands rcis de corbeaul. Le Catholicisme, e^lavé^de six siècles, a relevé^sa tète grise. Du haut d^tin tertre fti«néraire, il appelle Hriande à sa défense. Et toute Finlande se lère à sa voix comme une apparition redoutable. — L'ombre d'O'Neal a tressailli !

L'heure est venue des grandes vengeances. H feut que les cruautés de* Henri VlH, d'Elisabeth-la-Grande, des Jacques Stuart et des Charles d'Angleterre soient laVéœ dans le sang! Il faut que les Irlandais fassent la chaSSe à l'homme comme les Anglais la faisaient quand ils les traquaient avec leurs grands chiens d'Ecosse! Il faut qtie l'Irlande se relève de son fumier sanglant î qu'elle v^ge ses Wolfe Tone et ses Pitz-Gevaldî 11 faut, il faut, la martyre î la condamnée! qu'elle renaisse à la vie et à l'faidépendance! —Mais quelle horrible famine! quelle peste noire ! Gomme le sol est jonché de cadavres du cap Clear au cap Bengore ! I

— Fils de l'homme^ que vois-tu enoore?

— Je voifr l'Angleterre ruinée^ b(Arierersée,. dépossédée des Océans, ch«s^ de l'As» par ki Russie;; é^ VÂmé^ fique, par TUnion; du continent «iropéen, pftr toutes |0s qations qu'elle a spoliées. Je la void consumée pai^ une

guerre religieuse et $ociale comme il n'm fut jamais. -^ hgm^% pP9»er la jostiiBe de Dieul

J^^at^nds tous tes peuples pousser des cris d- allégresse. Q»f il n'm ^ p$is un qui n'ait crueHeinenl souffert de sa soif de copcfuét^ et daas tous les coios du monde le nctm de l'Angliûs e$t maudit. *^ Laissez passer la justice de Diear

l^ France rM^ntk m aon se^ les yieilles haines de Poitiers» de Reaen et d'AzIoeoart; elle rdit, meBa^dte, ripsoleiit mauifeste de Brunswick, lé bulletin dé Wa*terloo, les traités de Vienne. — Laissez pajsser la justice deDieu! :

U^ Ji^ssÂe triompbai^te jum rextérœînation de cette puissance l^tanuique qu^ette a trouvée partout sur le (4)6mia de son^mMtion. *^ L-^HeBoagne, commerciale-^, ment e^plûitée pfu* l'Angteterite, partage les ressentiments de ruoivers* La Suisse, la Belgique, la Hollande, le Danemark <)e Copenhague, l^ mimaffcbiés constitutionneiles dlbérie» i;outes les ptEnissances seoofedûres du eontinimt europé^y tous les pooifâes du monde, les Chinois^ et tort Cafres, et les Afghans saVeiâit ce que coûtent aux nations le Monopole britannique; ils le maudissent et se retournent contre lui. — Laissez passer, la justice de Dieu !

L'Amérique naissante portera le coup mortel. Car telle fut la mère et telle sera la fille ; toutes deux com-r mercantes, pirates et criminelles toutes, deux : Tune ma-râtre, et Fautre parricide! — Le Crime venge le Crime!

Enfin, les lies et empires des g aerç veulent s'ap-

partenir. —Jersey, Guernsey, reviennent à la

France r^énérée. -^ Gibraltar . . :e à la Péninsule Ibérique rendue à i'indépend ' s Cyclades, Jes

Ioniennes, Candie, les belles 1 so retournent à

la Grèce délivrée. — Malte, S File de France,

Fernando-Pô, les Seychelles, Sainte-Hélène, et le Cap se

rattachent au caotineDt africain. — L'évéché anglo-prussien de Jérusalem tombe par défaut de fidèles et par suite de Tétat de guerre entre ses deux métropoles. — Ceylian fait corps avec Tlnde ; la station de Hong-Kong se réunit à la Chine. -^ Les Antilles anglaises, le Canada» TerrB^ Neuve, le Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, Tlle àxk Prince Edouard, le Honduras, les Bermudes, les Gayanes, le Gap Breton prennent ]pboe ëans la Confédération américaine. — L'Australie du Sud devient le noyau d'une civilisation nouvelle ; la race anglo-saxonne s'y propage. — Les races ne se perdent pas.

Ainsi périra l'Angleterre du Monopole. Elle disparaîtra la. première de la scène du monde, parce que son crédit et son pouvoir reposent sur la division de l'humanité. Il n'y a plus d'empire des mers posstUe, car les métropoles sont des nids de vautours, et les colonies des viviers d'esclaves. L'union des intérêts devient nécessaire entre les hommes.. La dépendance coloniale n'est justifiée ni par le droit ni par les afiinités naturdies. Les peuples libres doivent choisir leurs allisfnces et en d^ttre les conditions, --i- Libéria va cercan^ ck' è si cara f!

Et ce n^est pas dans ua siècle, un demi-^siècle, un tiers ou un quart de siècle que cette prédiction se vérifiera. Avant l'expiration des cinq années qui vont s'écouler, l'Angleterre aura déposé son bilan*

Fils de l'homme, crie donc : Malheur à cette lie verte et à cette reine des mers ! Malheur aux peuples qui ont établi leur puissance sur le vol et le crime ! !

Ce qui est écrit est écrit I

Il faut que la Révolution s'accomplisse!

Les Cosaques ont soif de sang I

Et mainlenant Raie Britannia !

Rôle Britannia ! Charge tes grands navires , dans tes ports sileneieux^ à la fevenr de la nuit !

Remplis lem^âanes profonds de marchandises de rebut. La lune est pâle au ciel d'Angleterre, ^ le monde ignorera tes fraudes !

Rule Britannia I Déploie au haut des mâts ton pavillon eorsaire, et glisse sur les flots qui connaissent ta voix !

A d'autres la poésie et la galté ! Que le Français insouciant jette à la brise des soirs <)uelque refrain joyeux ; que lé Basque rude danse sur le pont de ses vieilles fr^ates ; que FAUemand rêve aux blondes filles de la Baltique; que le Russe lui-mèroe s'anime sous le ciel d'Orient ! La vieille Angleterre calcule; la vieille Angleterre pèse; le roastbeef et le yorter sont bons à l'hoinme; la vie est un capital qu'il ne faut dépenser qu'à propos !

Rule Britannia ! Passe au milieu des peuples qui t'exècrent , et ris de leurs malédictions !

Cest pour toi que l'orange mûrit sur les bords du Tage ; pour toi que le soleil dore les coteaux de Boui^ogne, de Jérès et de Chypre ; pour toi qu'on fouille les entrailles de l'Australie; pour loi que les cocotiers d'Amérique courbent leurs rameaux sous le faix. L'or et le fer achètent tout. Qiie t'importe, Albion, la sympathie des peuples \ !

Rule Britanma \ Délivre les esclaves noirs, et puis enchaîne les blancs à des mécanismes qui les tuent. Sème la foi dans les lies perdues et poursuis en Irlande une religion fervente î Empoisonne la Chine et fonde des sociétés de tempérance! Sois humaine avec les chevaux, mais fais périr hommes et peuples quand ils te barrent le passage !

Va laver les quilles de tes vaisseaux fangeux dans les limpides mers du Sud ; va chercher un teint basané sous iesfemt de l'Equateur ; que le& vierges des Indes te rendent voluptueuse 1

Raie BriUnnia ! rapporte ^^r 4e S0n^rBO6W0, les (Ja-^ oh^miirQ^ du P^g^le, \m How (te ^P»; }dft ^weate du Caire, les chevaux :(i' Arabie • VwQ^M H h boii deoèitb^ di^ Pays do U ^rv^ )e iMde la Çbiw, l^^afl^ da IMia, leB merbr^ du P^rt^nm t to di<'4i)^Ma de i;»)i9r#^^* m! w^ échange de quelques ballots de coton.

1^49 m^nd^ eut ^it ^r 10), Mais \0ial miiri tma ton ciel d9 pJoBïli, y» «r|i^t»a y perdeirt }eur géwe ; ^ k» fruits, lews pAtfiim»* L'or w vivifie riro ; Vdir de l^oftdres est inorte) à 5|9to0Kiqua a& a reiH>iré d'a^

Rule BriteHQia I La mor est riche. Mû é^voéi les fenip du ^eil Q9ucb«tit \ elle eoserre le gl^be daiis son 4eharfie' verte ; dfi spp)L 90m nai^ent les tle9 et la eitH^il*

Mai^ Qeuxr-là la dwffineftt qui e^v^i^s^ §<mve)^ ^ çH-^ uière d'écume, et iip^ fatigua avee las mm de leur* vaisseaux.

Rule Britaupia J Lw vanta i^H)!' ferte. lia diiraeipai^t les cèdres ; ils brisent les ûpt^ Oantre to g9!èvaa; il$ eplèvei^, les voilasaui^ graods navirea aussi fm\isamv que les plumes am: petits eîaaaui;!

Jfeip ceux-là le^ damipaût qui saveot tisser la forte taiie, la tdodre à la mètura gtonta et la présenter a^ewbi^i/l-^ seoitepla de la tempèle.

Rule Britawia ! ta vapeur est terrible. l^\h sépare le^ blocs de rppher ; elle peree le Véwve et liquéfie la lave. Uoiuinea et ehasea août à sa saereil

Mais ceui:-4à la domiaeeut qui savmt P^mpriaontiar dans des tiroirs de fer, ouvrir des soupapes à sa rage et la chaufler au ff4 de le^rç désirs.

Rule Britaimia! JSqgrai^sa les bestiaux, mb^iêe la» co^iirsiers , iustfumeutise Thowne, poétiae la foreei ankne la matière!

Cireuse, orause eaopre Um aol pleii^ 4a obarbou 1 Que isA chemins de fer et tes canaux convertissent e^ U&^ laifga

plaie te^ prairieç yerdoyantes! Que les métiers l>aUeQtt

QuelafoDJle rougisse sur un enfer de charbon! ivi^

qu'à ce que tu crèves assourdie par le bruit , aspby^i^ par la fumé^, épuisée de graisse e( de sang !

Rule Britowia I Frappe sur Tor solide la dernière ro^ de Hanovre, Victoria-la-Blonde, et présente-^ à l'admira^ tion des peuples* . ,

; Hélas ! Les reines se fanent comme les roses; Les^tiatjona meurent comme les reines. Et la furem* des peuples, monte^ comme la vague, contre les eorsaires redoutés !

Tu as défié les peuples. Tu t*escrue ass^ forte ppw é(a^er çpus leurs yeux tes richesses iniques et leur dé-^ voiler les seprets de ton odieux monopole, L'E^poçitiou t'a pçrduel

(>r maintenant les- peuples aavenii sur quçll^ ba^es (t^t, giles repose (9 gi^aiesque puissance, et tu n'es pas plus assurée centre 1^ peuples que tes falaises contre l'Océan.

Rule Britannia l éwis ton moi superbe «w^ l'écorce du globe immense!

Ride Pritannia \ Dieu et mm droit 1 Viveârt te Upft bri-^ tannique et l'Uni<5orne ^ la jambe nerveuse I

Rule Britannia ! Qieu S9uye W Reine ! Rt Ipngue yie apTE: lies de Bretagne II

. -.- Fils de l'homme, que vois-tu encore?

-r- Je vois les Turcs refoulés dans le Turke^Uin , dans l' Arabie-Heureuse, jusque sur les confins de la Persei ^ fe ^ vois^ui traversent la Mer-Rouge par millier^^^ dé^ bordent sur l'Afrique, ^ Ils font la guerre dans la J^^ubie» l'Abyssinie, la Nigritie» le Sennbaar» et conquirent tous l^ lieux habitoblesde ces pays. — D'autres, traversant le

golfe d'Amen, débarquent sur les côtes d'Ajan, de Zanguebar et de Mozambique. — Un grand nombre , suivant le cours du Nil et longeant les monts de la Lune , arrivent dans la Sénégambie, la Guinée, le Congo, Benguela, et s'emparent de diverses positions sur la côte occidentale où ils rencontrent la puissance espagnole, conquérante comme eux. — Quelle foule ardente de guerrière î Que de turbans ! Que de panaches ! Que d'épées de Tolède 1 Que de cimeterres recourbés !

Chassés de leur empire d'Europe, ainsi les Turcs s'en iront, avec leurs croissants et leurs brillants costumes, chercher une nouvelle patrie sur le continent brûlé des feux du jour. Telle est leur mission. Leur culte magnifique, la prodigue splendeur de leurs coutumes orientales séduiront les noirs enfants de la Nubie^ habitués à sourire à tout ce qui reluit au soleil. — Grand est le nom d'Allah !

Le monde ne se régénère pas incomplètement. L'Afrique est à conquérir au progrès. Accompliront cette révolution les Turcs , peuples ambigus , appartenant à l'Europe par une^)auche de civilisation grossière, ayant gardé de l'Asie le luxe et les pompes, se rapprodiant des nègres par le génie, Fàge social qu'ils dnt atteint, les contrées qu'ils ont parcourues, celles qu'ils habiteront et mettront en rapport (l'Occident de l'Asie et le centre de l'Afrique). — Les peuples sont des semences de révolutions.

Nos mœurs commerciales sont trop parcimonieuses et nos religions trop austères pour attirer à nous les tribus africaines. La France n'a rien fait en Algérie qu'implanter, au prix du sang et de guerres cruelles , une domination détestée, sans avenir. L'Angleterre , l'Espagne et le Portugal n'ont paru sur ces rivages qui les maudissent que pour voler des hommes et les vendre, esclaves , aux convoitises de rUnîvers. — Lourde est la malédiction qui pèse sur tes fils, 6 Gham î

' Cependant la race nègre ^'est inférieure, déshéritée, maudite, qu'en raison de son isolement. Le défaut de croi« sements détruit les peuples. Si elles n'étaient pas mêlées par alliances , les plus i3dles nations européennes descendraient bientôt ^u type écrasé du Lapon ou du Valaisan crétin. Au contraire, le mulâtre, fils du blanc et du noir, est un modèle de force et de beauté* — La race nègre revivra par le croisement

' Les Turcs rallieront les peupladeis éparses de TÂfrique centrale. Alors, cette partie du monde contiendra tous les éléments ethnicfues et sociaux propres à une régénération : au Nord, la civilisation française de T Algérie et de l'Egypte ; au Sud, la Civilisation anglaise du Gap; entre œs deux extrêmes, comme moyen d'union, la Civilisation tureon^re.

Il faut que le désert soit immobilisé par la culture, travail immense que seuls peuvent accomplir des hommes à mœurs patriarcales, exécutant par grandes masses ce que les peuples du Nord tenteraient en vain par leurs e£R>rt8 isolés. Le désert sera conquis ; les hommes marcheront sur kd à reculons ; ils y feront de la terre d'après le système de notre prunier père et du philosophe Pierre Leroux; ils y planteront des arbres résineux qui se propageront avec une très-grande rapidité.

Ces forêts condenseront les nuages et les rosées ; elles accroîtront le sol nouveau par la chute de leurs rameaux* Le Nil, le Niger et le Sénégal formeront le cœur revivifié de ce continent splendide, et partout leurs eaux fécon-^ dahtes circuleront au moyen de saignées nombreuses. Ce qui semble aujourd'hui le rêve de l'imagination s'effectuera facilement quand les f<»*oes humaines seront associée dans un but d'utilité générale.

La nature indique surabondamment la destination de l'Afrique. Il faut nous rendre maîtres de cette terre fé-

CKiUde eùi;i^ toutes, de ces h^ux fleuvear aai jonûs pério-^ diqties destînéos à^ étaDcher lés ardeurs d^an sole^ qui penk tout créer, de ces hautes montagùes enfin , les éçitu» d«i monde, recouvertes de forêts. li faut refaire ks grands porta où se baiançaiettt les flolti^ de Gartbdge réspaelées sur les tners loînlaiiies.

L'bomme ne parvient à dominer la nàtinre qu'en Pob* servant, en se faisant esclave de ses caprices et de ses? rigu^^Uf^, jCisqu'à ce qu''ilVail rendue iout^-4iatt inq^uis- ^nte à Toeonquérir ce qu'elle a perdu , jusqu'à ce quHl se soH sacré lui-^v^ême vaîiKpieur et roi de la terre !

Quand» il y a troiâ âus , j'anoonçai > parmi les civiliiBés,: la mi^ion rôvo^tionnairis de la Russie, je provoquai bien des sop^ires moqueurs., ^Jornblen fim le» bourgeoii vont se divertir à mes dépens aujourd'hui que je m'occupe dix rôle de l'Afrique, cle rAtSMériqucl et de FOoéanie ^ans le mouvement universel ! Qu'mipone, au surplus , qu'on me trpite de visionnaire, d'balh»Blné, d'enbnt aussi î Moi,, médecin, j^i souvent obaei^vé de grandes intdligeoœs parmi les fog^ ; moi qui n'adore personne et écoute tout le monde, j'ai recueilli plus de vérités de la bouche des én^ fants que de eello des homities pctitiques, toi^ours tnenteurs.

Eh I qu'y a-t-il donc de si extraordinaire dans de que j'avance : que toutes les forces de la nature doivent être Utilisées ; -^ qu'an continent entier ne peut être perdut pour l'humanité ; -^ que l'Aflrique est êtérile cotnparâttve^^ ment à ee qu'elle pourrait rendre ; — qu'dte sera régéné* pée par le reflux des peuples d'Europe; ~ et que les Rusae6 chasseront les Turcs de leur onpire malgré }|f haute protecti<m do la Ffanee et de l'Angleterre alliées? — Je dis ce que je vois. Et ce que je vols va s'accomplir ^

La pivoiière ptaade de la guerre iiâr(^)éemie ser» donc marcpâée par k cUspdritioU Ù& FÀnglelei^re et de la Turquie de la scène du ûumd^

Ia dfSpàrhtM de l^Ai^dtette ^iiAMn^tA la ^of^tk^ion du.iiioii^pob ixtt»tn<^t^îM ^ Patij^ëûtali^Dt instantanée de la produêtien etda la fonifottitoariion thési tm» ka peiiptea, ^airaison d» mlâtUifia ditr^ieë qui a'établifont enir'etii. Alàre^ i'Edrope pbuift^ ttmité à f tilQiitë pôIHiq»a et iâd!»^ trieitey despotiqueinent d'abOi^, librement ensiike. Le Constitutiopnaliaaie anglais , système bfttard qui ditfse €ETec la préteiition d'éqaitibtiEir, ^ui t^anspoite dâùs Voirdre {K)fitique les injastîoes de Tordra ioeiaU ne pe«it faire pfMpérer que les atistooratlea établ^^ kê mc^s UM'ÉÀmm ipti vont ooboîser au loin. Les puissancai» cdtitinentaleà le br^ auront et s'uniront dans n&e G(MQfiédérati<m g^rale. Ai^ts les flottes do tontes les nalirà^ prendront un a^oroli^Befiietst Gonsîdérabte ; les peuples feront dispamtire du code international cet odieux principe du cAactm chez êoi^ ehaûun fnmrjoi, qni saèriôe le monde à l'An^elérr^.

En religioin comme eâ pcdiciqiiè^ comme en indusU^ie, le génie britanni«fae est décentralisateur par ëïoeHenée. La race ân^iae, toinetiKfient propre eux mig/atiotis el au (atettuerce, na p«it léertii* que d^iÈ^ermédiaif-e m «ffflièu de^ sociétéà unies ; elle à brillé quand la fictif était substituée à la réédité, ^fOaUd le^ inùâde giâmôssait âôus là loUtde couronne d'argent. Maintenant le mouvemeiit orgarii^ue des sociétés condamne Albion à périr sous sa forme présente. La population de la Grande-Bretagne sera renouvelée. Les Anglais actuels seront dispersés parmi les peuples pour y répandre les notions de liberté individuelle et les conquérir à l'industrie.

La Turquie actuelle est également un obstacle au rap-

prooheoiait d» peupiea : eUe n'a plus de raison d'être. CooslantiDople régéDérée rempiaoera Londres dans ses fonctions de commissionnaire du globe.

Les prodigieuse^ découv«*tes de T humanité, l'accroissement immense de ses besoins et de ses ressources, le déyeloppem€»t progressif des rapports industriels entré les continents nécessiteront la création d'un nouvel eatre^ p6t des richesses générales* Le marché du monde socialiste doit é<re situé non plus au milieu d'un groupe de nations, mais au milieu d'une harmonie de mondes, au point même où l'Europe, l'Asie et l'Afrique rapprochent leurs majestueux rivages , au centre de l'activité de notre hémisphère. Il importe aussi que le nouveau peuple intermédiaire eesse de prélever sur l'humanité l'aubaine du monopole ' poismiercial et l'usure de la commission. Le peuple russe répondra à cette exigence de la Civilisation socialiste, puisqu'il ne sera puissant ni par l'industrie ni par la marine quand il s'emparera de Gonstantinople. La marine commerciale de la Russie sera créée au jour le jour à mesure que s'ét^dra le réseau serré des nouvelles relations commerciales ; elle attendra la demande de services et ne la provoquera plus ; pour soutenir avantageusement la concurrence avec les autres marines y elle devra se contenter de la r^unération légitime de sa fonction spéciale, et rie plus imposer aux peuples ces tributs onéraix que prélevait l'Angleterre.

Page 1