LE REPAS DES PRISONNIERS A SAINT-LAZARE
Assiette peinte (A M- Pierre Decourcelle]
LES DERNIERS VINGT ANS
émouvante et pittoresque qui achève de disparaître sous nos yeux. Il désira, jusqu’à ses derniers jours, revoir le pays cher à sa jeunesse. Dans une des dernières lettres à son ami l’architecte Paris, il disait son regret de n’y pouvoir retourner avec lui : « Il ne manquerait à présent à mon bonheur, écrivait-il, que celui d’être le compagnon de voyage que vous désirez avoir. Que j’aurais de plaisir à me trouver encore une fois avec vous devant les superbes monuments auxquels je dois le peu de réputation dont j’ai joui! » Ses sentiments de reconnaissance ne s’égaraient point; il devait le meilleur de son œuvre à la Rome des Césars et des Papes, qu’aucun peintre n’a plus complètement exprimée. Quelques-unes des pages qu’elle lui inspira unissent la mélancolie à la grandeur; Robert alors dépasse Volney, et peut-être annonce-t-il Chateaubriand.
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