‹ HudibrasChapitre 8 sur 21 · VIII. Abolition des fêtes chômées , etc · texte numérisé non relu

VIII. Abolition des fêtes chômées , etc

Le 8 juin 1647, il fut publié une ordonnance par toute l'Angleterre pour abolir les fêtes , et l'on permit aux écoliers, aux apprentis et aux domestiques, de se divertir le mardi de quinze en quinze jours. Cette ordonnance fut confirmée par une autre des pairs et des communes, des 11 et a8 juin 1647 ; on y fît par la suite quelque changement à la requête des apprentis.

Pendant que l'alderman Pennington fut maire, on ôta aux églises, aux paroisses, aux apôtres même, le titre de saint, ce qui dura jusqu'en 1660. Le chevalier Coverley raconte à ce sujet que , dans sa jeunesse , ayant demandé le chemin de la petite rue Saint-Anne , au lieu de la lui indiquer , on se prit à rire et à l'apostropher. « Chien de papiste qui a fait Anne une sainte.i*» Le jeune homme confus se corrige , et s'informe à la première autre personne qu'il rencontre d© la même

xxïii CLÉ DE L'HUDIBRAS.

petite rue Anne , et celui-ci de lui dire force injures, ; et de lui ajouter <> que Sainte -Anne était une sainte ' « aTant qu'il fût né, et qu'elle continuerait de l'être « toujours après sa mort. » Telle était la fureur des deux partis , des têtes rondes et des cavaliers.

Voilà le canevas, le principal fonds des plaisanteries qui abondent dans le poëme de Butler, et dans les' autres écrivains satiriques du même temps. C'est ici la courte analyse du commentaire de près de cent quarante pages , en petit caractère , mentionné au troisième alinéa de cet extrait. Dans les six cent quatrevingt-seize articles de ce commentaire , il y a bien , je ^ l'avoue , une infinité de petites notes particulières qui n'ont pu , sans doute , entrer dans les sommaires précédents. Mais ces différentes notes ici omises dériveut, pour la plupart , des principaux articles dont nous avons pris à tâche de faire un ensemble historique et raisonné.

E. B. (9), l'auteur du Coup-d'œil sur les courses de chevaux en Angleterre et en France^ adressé au citoyen Baudin, du conseil des anciens.

(9) E. B. Ces deux initiales signi6ent Enc/clopédie Britannique. Ces! ainsi que l'a uteur de cette clé , ( feu Luttfn , dit le Jeune , ) appelait un travail très - étendu qu'il avait fait sur la littérature anglaise , dont ce fragment est extrait, ainsi qu'il le dit lui-même au premier alinéa, page xrn.

NOTICE SUR J. TOWNELEY,

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