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divine de l'extase. Quel est donc le premier devoir, la première vertu, ou, pour parler comme les philosophes, le souverain bien de la créature? C'est d'aimer. Voilà toute la doctrine morale de Hugues de Saint-Victor. Ajoutons que voilà presque toute sa théodicée : « Dieu, dit-il, c'est l'a- » mour : Deus chantas est,,. Cum omnis virtus Dei donum » sit, nulla prgeter solam caritatem hoc habet ut non solum » donum Dei, sed etiam Deus dici possit. »
Tous les manuscrits et tous les catalogues attribuent cet ouvrage au chanoine de Saint-Victor. Dans un des manuscrits que nous avons consultés, le numéro 304 delaSorbonne, il est intitulé : De Laude Garnis, Hâtons-nous de signaler l'inconvenance de ce titre, avant qu'un bibliographe ait compté le De Laude Garnis parmi les ouvrages inédits de notre chanoine.
Le numéro 1 320 de Saint-Germain-des-Prés contient, en outre, sous le nom de Hugues de Saint-Victor, un traité de Virtute Amo7ns, qu'il ne faut pas confondre avec le libellus in laudem caritatis. 11 n'existe pas entre ces deux ouvrages d'autre ressemblance que celle de la matière. Le De Virtute AmoriSy commençant par ces mots : « Cogit me instantia caritatis, » ne se trouve pas dans l'édition imprimée des œuvres de Hugues. Suivant une note marginale du même manuscrit de Saint-Germain, cet opuscule a été publié sous le nom de Richard. Mais cette indication paraît fausse, car le De Virtute Amoris manque dans l'édition des œuvres de Richard donnée par les chanoines de Saint-Victor. Ces deux attributions nous sont donc également suspectes.