ARCHIVES NATIONALES
Carton d'émigration : F. 7 564*. — Dossier Martineau de Préneuf (Gilbert Jacques), 3 pièces.
1° Pétition de son fondé de pouvoir au ministre de la Police Générale, portant le cachet : P. G. Fructidor, 27. — (13 septembre 1800.)
Il expose que « nommé en 4788 à la cure de Vaugirard, il y a exercé son ministère à la satisfaction de tous les habitants. Dès le commencement de la Révolution, il en a adopté les principes. Il fut nommé procureur syndic de sa commune et en a accompli les fonctions jusques au 23 septembre 1791, à la satisfaction des autorités constituées et des habitants. Il a continué d'habiter à Vaugirard, jusques à la fin d'août 1792. A cette époque, signalé et poursuivi par les malveillants et les terroristes, il fut contraint de se réfugier à Paris, sa vie n'étant pas en sûreté. Le 14 sep-
tembre 1792, il obéit à la loi du 26 août 4792 et passa en pays neutre, où il a toujours habité depuis. >
Après le 18 brumaire, il avait passé (27 ventôse an VIII), une procuration, légalisée le 5 germinal suivant à Francfort, pour solliciter sa radiation de liste des émigrés. Depuis, la négligence de son mandataire n'a pas permis d'aboutir. Il ajoute qu'il attend justice : en obéissant à la loi de déportation du 26 août 1792, il ne devait pas être porté sur la liste des émigrés et il demande, € en attendant sa radiation, l'autorisation de rentrer en France sous la surveillance du maire de Vaugirard ».
2° Acte de notoriété concernant le citoyen Martineau de Préneuf.
Par devant M e » Cousin et Drugeon, notaires à Paris, furent présents..., trente habitants de Vaugirard (dans ce nombre figure Jean Baptiste Dunepart,le vieil ami de l'abbé de Préneuf) qui attestent les faits énoncés dans la pièce précédente. Cet acte a été passé, à Paris, les 12, 43, 44 et 15 floréal an VIII, et enregistré le 19 floréal an VIII.
3° Procuration du sieur Martineau de Préneuf devant le greffier de la justice de l'évoque de Ratisbonne, à Donaustauf, faisant les fonctions de notaire public, le 18 mars 1800, déposée pour minute chez M* Drugeon, notaire à Paris, le 3 prairial an VIII, pour poursuivre sa radiation.