‹ Huit jours a NewcastleChapitre 7 sur 7 · Préparation de l’acier et des ouvra · texte numérisé non relu

Préparation de l’acier et des ouvra

ges perfectionnés 2,149

val. produites.

liv.st. 500,632 1,969,132 1,506,247 812,486

Totaux... 43,775 4,975,424

Avant 1821, le coke n’était pas employé dans les forges, et aujourd’hui c’est la seule substance employée pour la préparation du minerai. En même temps que l’industrie nationale prenait son développement , la quantité des fers importés, augmentait en proportion. Ainsi en 1815, la valeur des fers étrangers importés en France, était de 87,556 livres, et en 1836, de 252,702 livres.

Après le fèr, la production des autres métaux en France , est d’une importance fort légère en ce moment. La valeur totale des articles de plomb, d’argent, d’antimoine , de cuivre , de manganèse, est en 1836 , moins de 60,000 livres, et ne donne de l’emploi qu’à 1760 ouvriers, mais tout fait croire que l’industrie minière prendra une extension plus considérable dans peu d’années.

Le docteur Bowring qui revenait de son voyage en Égypteet en Palestine, et quia étéchargé par son gouvernement de voyager dans presque tous les pays de l’Europe, dans l’intérêt de l’industrie et du commerce, fait observer que ces rapports, comme tous ceux qu'on présente aux gouvernements, exagèrent la prospéritédu pays pour lequel ils sont faits. Deux des établissements dont on a fait mention, les mines du bassin du Creussot, et les forges de Decazeville, loin de donner des bénéfices, sont des institutions ruineuses et les dernières ont été obligées d’importer du gros fer d’Angleterre. Le déplorable effet du peu de rapport entre l’industrie française et la production pour laquelle ce pays offre peu d’avantages naturels, devient évident en comparant le

nombre de charrues employées dans un district agricultural, en France, avec celui d’une même étendue de terrain prise en Angleterre , la proportion est d’une à cinq. Les chaumières en France, comme les voyageurs l’ont tous remarqué, sont dépourvues d’instruments de charpenterie , de clous et de tous ces petits instruments nécessaires au comfort et à l’économie du laboureur, et ce que les ingénieurs français n’ont eu garde de dire, c’est que le fer en France, est plus cher, de 8 livres à 7 par tonneau, qu’en Angleterre. Comme 300,000 tonneaux de fer sont annuellement consommés dans ce pays, il s’ensuit que les Français sont taxés de plus d’un million et demi par an pour fournir aux spéculateurs en mines, l’occasion de se ruiner eux-mêmes.

M. Felkin observe néanmoins qu’il serait très-avantageux de posséder des statistiques semblables pour toutes les contrées; il fait remarquer que l’ouvrier français est patient, industrieux et sobre , et les caisses d’épargne améliorent dans ce pays les opérations et le sort des hommes; il croit que s’il en était comme l’a dit M. Bowring , les établissements ruineux auraient été abandonnés, car dans aucun pays du monde on ne travaille pour s’appauvrir.

Le colonel Sykes lit un mémoire sur les statistiques de la vitalité à Cadix. La population s’y élevait en décembre 1837 à 58,525 âmes dont 27,301 hommes et 31,224 femmes ; ces dernières y excèdent donc les premiers dans les proportions de 53,35 pour cent à 46,65. La mortalité des maisons d’enfants trouvés y est surtout très-grande , un mort sur 2,48 de reçus ; les maisons

semblables à Paris n’y présentent que 21 pour cent de décès.

Le révérend H. L. Jones communique un travail remarquable intitulé : Illustrations statistiques des principales Universités de la Grande-Bretagne et de l'Irlande. L’auteur a basé ses données sur les registres d’Oxford, de Cambridge, sur les calendriers des Universités pour 1838 , et sur le rapport des Universités écossaises présenté à la Chambre des Communes ; des observations particulières lui ont appris beaucoup de faits sur lesquels ces publications se taisent. Le tableau suivant donne une idée de l’organisation de ces établissements :

Principaux de maisons

Revenus I.

Elèves

Revenus 1.

Ecoliers

Revenus I.

Employés du collège

Revenus I.

Bénéfices

Bénéficiers

Revenus 1.

Rentes I.

Revenus du collège 1.

Oxford.

Cambridge.

Dublin.

Le tableau suivant donne un aperçu des élèves et des pensionnaires des Universités anglaises où partout il y a des pédagogies. Le titre de S. M. est particulier à l’Uiiiversité d’Oxfoid, il signifie étudiant en médecine :

le titre de ten-year men (jeune homme de dix ans), est un privilège de l’Université de Cambridge. Il faut se rappeler qu’en Angleterre les titres se placent ainsi par des initiales après le nom de celui qui les porte. C’est surtout un usage pour les membres des sociétés savantes, de sorte qu’on trouve par exemple le nom de Monsieur up tel.... N. suivi des lettres F. R. S; F. L. S; F. Z. S; F. S. S. etc., ce qui veut dire membre de la société royale , membre de la société linnéenne , membre de la société zoologique , membre de la société de statistique, etc.

Oxford.

Cambridge

Dublin.

Nobles

Docteurs en théologie (divinity) . . .

» en droit

» en médecine

» en musique

Bacheliers en théologie • . . .

Maîtres es arts

Bacheliers en droit

» en médecine

» es arts

u en musique

Étudiants en droit

» en médecine

Élèves roturiers *

Pensionnaires

Écoliers

Jeunes gens de divans

Totaux ....

1 On a peine à concevoir sur te continent une telle distinction, mais l'étonnement augmente en faisant attention a l’esprit qui a ré-

Le nombre complet des membres de chaque université et le total de leurs revenus, sont les suivants *

Oxford. Cambridge. Dublin.

Nombre des membres 2,618, 3,430, 1,422

Revenus I. 279,170. 1. 226,568. 1. 40.800

De sorte que les avantages pécuniaires déterminés par individu, sont pour Oxford L. 106. 6 s. pour Cambridge, L. 66, pour Dublin, L. 28. 7 s.

Le nombre de professeurs des Universités anglaises, est le suivant: Londres: 50. Dumfries : 10. St. André : 13. Aberdeen : 28. Glascow : 49. Edimbourg : 30. Dublin : 29. Cambridge : 49. Oxford : 32. Chacun donne un cours, de sorte que le nombre de professeurs donne celui des cours.

L’université de Dublin diffère de toutes les autres, parce que pour l’admission aux grades, elle n’exige pas la résidence, et qu’elle reçoit les dissidents et les catholiques. J’ajouterai à ces renseignements, que pendant mon séjour à Dublin, on construisait une grande pédagogie pour les élèves catholiques qui , pour l’exameu de leur religion, sont obligés de sortir de leur demeure, tandis que les anglicans ont leur chapelle et leurs chapelains. Le costume des anglicans et surtout leur bonnet , est de rigueur pour eux. A l’Université libre de Londres, on venait de nommer un professeur

dige ces tableaux; les nobles à la tête, au-dessus même des docteurs en théologie et les vilains après tous les autres , les enfants exceptés. Trois nobles à Dublin et 116 à Cambridge ! Cette statistique donne une meilleure idée des préjugés de l’Angleterre que toutes les descriptions de mœurs.

A SEWCASTLE EU 1838.

juif, el l’on n’en était pas fâché pour introduire dans les mœurs anglaises des idées de tolérance dont une bonne partie de la nation n’a pas la moindre idée. Les revenus de quelques professeurs sont fort considérables; le cours de botanique rapportait à Edimbourg, année commune, 2000 livres (50,000 fr.) ; le traitement accordé par l’état est de 200 1. (5,000 fr. ), mais le grand nombre d’élèves et le prix élevé des cours , permettent au professeur de s’acheter une riche bibliothèque, chose essentielle dans quelques parties, et surtout les sciences naturelles , puisqu’il y a des ouvrages de botanique anglais qui coûtent jusqu’à 10,000 et même 20,000 francs '.

Parmi les travaux d’un intérêt local, lus à Newcastle, nous noterons la statistique des éducations et des crimes de Newcastle par M. Cargill, les recherches de M. Hiudmarsh sur l’état de l’agriculture et des laboureurs de la partie nord du comté de Norlhumberland. M. Saxe Bannister avait envoyé aussi un mémoire sur la population de la Nouvelle-Zélande. Les habitants sont susceptibles d’une haute civilisation, mais il n’y a pas le moindre doute qu’ils ne se soient livrés jadis au

1 A propos de bibliothèques, je dois ne pas négliger de faire connaître la richesse de celles qui sont annexées aux Universités. Elle est au-dessus de toutcc qu'on s'imagine en Belgique. A Dublin, on achetait presque tous les ouvrages originaux de notre pays. Ce n’est pas sans plaisir que j'ai vu dans cette belle collection la Bibliotheca t'ageliana, contenant les éditions de Plantin et de Moretus sur tout ce qui regarde la science des plantes ; cette bibliothèque achetée dans les Pays Bas à la famille de M. Fagel,est placée dans un local particulier qui aboutit aux salles de la bibliothèque académique.

94 HUIT JOLKS

cannibalisme. Ils ont très-bien imité les fermes européennes et leur commerce fournit annuellement 4,500,000 livres. Le docteur Bowring apprend à ce sujet que le gouvernement anglais a envoyé dans celte île un agent particulier , M. James Busby, philanthrope éclairé qui a déjà écrit que la civilisation marche à grands pas dans cette contrée, surtout en ce qui regarde l’agriculture.

M. Rawson communiqua un rapport sur les Incendies de Londres. Depuis 1833 jusqu’à la fin de 1837 le nombre d’incendies signalés au London Fire Engine Établishment , était de 3,359 ou de 672 par année. De ceux-ci il y eut 343, ou 63 par année, de fausses alarmes et 540, ou 108 par an, d’incendies de cheminées. Ainsi le nombre d’alarmes est de 13 par semaine et celui des incendies de 4 tous les trois jours. Plusieurs fausses alarmes viennent de phénomènes météorologiques et surtout des aurores boréales. De ces 2,476 incendies, 145 avaient réduit les bâtiments en cendres, 632 avaient causé de grands dommages et 1699 de légers. Il conste que les mois d’hiver ne sont pas aussi féconds en sinistres de ce genre qu’on le croit communément. Décembre vient en premier lieu, mais mai suit décembre. Le vendredi est le jour où les incendies sont le plus fréquents et le samedi le jour le plus favorable. Pour les heures de la journée, le nombre des incendies est au minimum depuis 5 jusqu’à 9 heures du matin; alors les heures croissent en danger jusqu’à 5 heures de l’après midi , mais après 5 heures la probabilité croît considérablement en faveur du danger

jusqu’à 10 et 11 heures du soir où le nombre acquiert Je maximum. Après 11 heures, il y a probabilité décroissante jusqu’au jour. Le nombre d’incendies prémédités est de 31 en 5 ans ou de 6 par année.

Sir Charles Lemon et M. Felkin attribuent les incendies si fréquents des comtés du midi de l’Angleterre à l’usage des toits de chaume. Plusieurs membres pensent que le grand nombre de sinistres qui arrivent à Londres après 11 heures, viennent de l’usage d’ôter hors des foyers la houille avant l’heure du sommeil, tandis qu’à Newcastle où le charbon de terre est à bon marché, les foyers s’éteignent d’eux-mêmes.

VII" Section : Sciences mécaniques. Président M. Charles Babbage.

M. Joseph Garnell présente le modèle d’un nouveau télégraphe diurne et nocturne. Ce sont deux échelles de 41 pieds de longueur armées de bras qui indiquent 56 variations; pendant la nuit, les lampes se couvrent dans un ordre convenu. Le mémoire sur les dessins isométriques de M. Thomas Sopwith excite peu d’attention. Il n’en était pas de même de son autre communication sur la construction d’un grand secrétaire et d’une table à écrire à l’usage des personnes qui ont beaucoup d’affaires. On sait combien les Anglais sont avares de leur temps et que chez eux le proverbe lime is money est populaire. Ce qui le fait perdre beaucoup, c’est l’arrangement des papiers d’une personne affairée. Par le mouvement d’une simple serrure, toutes les parties du bureau inventé par lui s’ouvrent à la fois. La personne, sans se déranger de sa place, peut arranger

les objets qui s'enferment par le jeu d'une seule serrure. Le président et les personnes présentes à la séance exprimaient leur haute admiration pour cette utile invention dont on ne peut se faire une idée que par des dessins.

M. George Webb Hall lit un mémoire sur les moyens d’économiser et de régulariser la chaleur dans l’usage domestique. Il insiste sur la nécessité de rendre vertical le dos des cheminées, et leur ouverture la plus petite possible. Il est reconnu que dans les poêles fermés , le chauffage doit être entouré par une substance qui retienne le plus possible la chaleur et capable de la rayonner sur le foyer lui-même. Ce qu’on obtient en l’entourant par de la brique réfractaire; alors la chaleur arrivée au plus haut degré possible est forcée de s’échapper par une petite ouverture où l’on peut la régler et l’économiser à volonté. L’économie consiste à conduire l’air chaud à travers des tuyaux longs et horizontaux, de manière à l’empêcher le plus possible de se diriger verticalement , car sa tendance à monter est proportionnelle à sa température.

La notice sur la résistance des liquides présentée par M. John Scott Russell ne saurait être analysée ici saus le secours de figures ; elle a rapport surtout aux mouvements des particules de l’eau autour des corps solides.

M. Nicholson lit un mémoire sur les principes à suivre dans la construction des ponts obliques. L’arche oblique est une invention de date récente et nécessitée par les chemins de fer qui exigent que les lignes de

A. XEWCASTI.E EX 1838.

trajet soient les plus directes possible. La théorie de ces arches obliques est un problème qui présente de grandes difficultés et l’auteur énumère les principes que l’ingénieur doit suivre. Cinq des faces de chaque pierre sont préparées de telle manière que quatre d’entre elles s’éloignent de la cinquième et lorsque les pierres sont arrangées ensuite, les surfaces des cinquièmes faces forment une surface cylindrique continue qui devient l’intrados ( la partie intérieure et concave d’une voûte) ; les autres quatre faces forment les lits et ie3 extrémités des pierres par lesquelles elles se joignent les unes aux autres. Ces surfaces continues deviennent dans l’intrados des lignes spirales. M. Nicholson donne les moyens de calculer toutes les proportions d’avance.

M. Greener communique ses remarques sur la construction matérielle et mécanique des bateaux à vapeur, d’après lesquelles il résulte que les accidents sont dus principalement aux défauts des matériaux mis en usage et surtout aux plaques de fer d’inégale qualité. Il trouva que des lanières coupées en largeur d’une plaque de tôle avaient parfois 30 pour cent de plus de perte de qualité que les lanières coupées eu longueur dans la même pièce. Un mélange d’acide sulfurique et d’eau corrode en vingt-quatre heures une lame de fer d’une manière inégale de 6 1/4 à 15 pour cent de différence. Or, on sc sert des chaudières aussi longtemps que leur forme reste parfaite, mais on voit que leur matière se corrode et se détruit indépendamment de la forme; aussi la destruction de la couronne de l’arche dans les chauvi». 6

dières cylindriques lui parait un accident inévitable.

Après quelques communications sur les pompes et principalement sur celles qu’on emploie en Suède, sur une nouvelle machine rotatoire, M. Lardner lit un rapport sur les constantes des railway; l’auteur rappelleque l’année dernière l’association avait fixé une somme pour déterminer certaines constantes des chemins de fer. (On appelle constantes les quantités qui demeurent toujours les mêmes, par opposition aux quantités qui dans des données de mécanique varient continuellement). Ces constantes étaient la force de traction sur un niveau plane, la résistance due au frottement, aux courbes, à l’atmosphère, et la question de savoir comment la force des roues et des voitures influencent le mouvement. M. Woods, ingénieur du chemin de fer de Liverpool à Manchester, s’est occupé de ces questions. Son attention s’est surtout portée sur la résistance de l’atmosphère; il s’est servi d’un dynamomètre avec lequel les tractions peuvent être mesurées avec le plus grand soin. Les expériences continuent encore.

M. Price donna une méthode nouvelle perfectionnée pour construire les chemins de fer. Elle consiste surtout à fixer les rails sur une base de pierre continue , sillonnée pour recevoir le rail de fer. M. T. Motley lit une note pour prouver la nécessité de remplacer les blocs de pierre par des dormeurs de fer de fonte attachés à des billes de bois continues. M. Stephensou trouve tous ces systèmes trop dispendieux.

L’assemblée entendit encore quelques lectures d’un intérêt moins général , comme celles sur la construc-

tion des modèles géologiques, sur la manière de lever des plans des contrées souterraines et sur un gazomètre à sec , etc.

J’ai dit en commençant cet aperçu sur les travaux de l’association que ses moyens d’action et surtout son numéraire doivent donner de grands encouragements aux savants. La propriété de l’association au 31 juin 1838, s’élevait à L. 6812. Après le congrès, le comité général distribua les récompenses suivantes :

Section i. Mathématiques et Physique.

liv. stcrl.

Pour la rédaction des observations météorologiques. . . . 100. 0

Pour la rédaction des observations sur les étoiles 200. 0

Pour le perfectionnement apporté à la nomenclature des

étoiles 50. 0

Pour la comparaison du niveau de Bristol avec le canal

britannique 100. 0

Pour la discussion des marées à Bristol 100. 0

Pour la continuation de la rédaction des étoiles et d'un

nouveau catalogue 500. 0

Pour la rédaction d'un catalogue de l’histoire céleste . . . 500. 0

Pour la préparation d’instruments magnétiques 500. 0

Pour la continuation des observations sur les vagues .... 50. 0

Pour la traduction des mémoires étrangers 100. 0

Pour les observations météorologiques 15. 0

Pour la réparation de l’anémomètre de Plymouth 8. 10

Pour des observations météorologiques à y faire 40. 0

Pour des observations météorologiques horaires à faire dans différentes parties d’Ecosse , choisies par M.

Brewstcr 100. 0

Total accordé h la section de mathématiques 1. 2263. 10.

sicctios H. Chimie.

Pour la continuation des expériences de M. West sur

l’atmosphère I. 40. 0

Pour des observations sur les effets de l’eau de mer sur

le fer de fonte et le fer travaillé 50. 0

Pour observer les effets de l’eau chaude sur les corps organiques 10. 0

Pour continuer les tables des constantes chimiques 30. O

Pour continuer les expériences galvaniques h Newcastle. . 20. 0

Total accordé h la section de chimie. I. 150. 0 sectiox m. Géologie.

Pour les recherches d’ichthyologic fossile 1. 105. 0

Pour rechercher les quantités de limon et de gravier déposés par les rivières 20. O

Pour un rapport sur les reptiles fossiles anglais 200. 0

Total accordé h la section de Géologie. . . I. 325.

sectios îv. Zoologie et Botanique.

Pour des expériences à faire sur le moyen de préserver la vie animale et végétale I. 6. 1

sectios v. Anatomie et Médecine.

Pour continuer les recherches sur les bruits du cœur. ... 1. 50. 0 Pour continuer celles sur les bruits des poumons et des

bronches 25. 0

Pour la construction d'instruments acoustiques médicaux. 25. 0

Total accordé à la section de médecine. . 1. 100. 0

1 L'exiguité de ce don (150 fr.) a sans doute été fixée ainsi parce que celui qui découvrirait le moyen de faire vivre plus longtemps que ne te veut la nature pourrait fort bien ie passer de l'association

et do son argent.

section vi. Statistique.

Pour continuer la statistique des écoles anglaises 1. 150. 0

Id. des populations ouvrières. . 100. 0

Pour la statistique de l'industrie des houiltières 50. 0

Total accordé h la section de statistique ... 1. 300. 0 section vu. Sciences Mécaniques.

Pour fixer les effets des machines I. 100. 0

Pour fixer la vitesse des bateaux à vapeur américains. . . 50. 0

Pour déterminer la meilleure forme des vaisseaux à voiles. 200. O Pour des expériences sur l'influence du froid et de la

chaleur sur le fer 100. 0

Pour déterminer les constantes des chemins de fer. . . . 20. 0

Pour des recherches sur des pompes h feu marines 17. 0

Pour des instruments qui fixeraient les effets des machines à vapeur sur mer. h M. Lardner 50. 0

h 51. Fairbairne 28. 0

à 51. Russell 33. 0

Total accordé à la section de mécanique. . . I. 398. Totaux des dons I. 3742. 10

Voilà près de 95,000 francs accordés en primes à l’avancement des sciences el de l’industrie par une société d’hommes instruits, libre et indépendante de toute action gouvernementale. Le nombre de ces citoyens généreux qui s’associent dans un but si noble s’accroît de jour en jour. A la réunion de Bristol , on comptait 1350 souscripteurs; à celle de Liverpool on en avait inscrit 1840, et à Newcastle ils s’élevaient à 2500. C’est dans ce progrès incessant que l’Angleterre

voit le plus bel avenir pour l’indépendance des opinions scientifiques, le libre exercice de la pensée, la diffusion des lumières et le triomphe de la science universelle.

Ch. Morren.

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