CONSIDERATIONS GENERALES
« Vunité, dans 'la famille, dans la nation, dans Vhufnanité!
» L'unité ne peut se faire si une moitié des membres de la famille, de la- nation et de l'humanité est exceptée des avantages dont l'autre bénéficie ou si elle est seulement infériorisée sur quelques points.
9 Or, la femme, à notre époque et dans notre pays, n'occupe pas la place due à sa qualité d'être humain : elle
(1) La Femme et sa place dant une Société libre» (La Société nouvelle, juin 1896.)
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est infériorisée par le code et, le plas souvent, sacrifiée dans la famille et dans la société.
» En témoigne sa servitude économique et domestique, ainsi que les articles du code qui la concernent. ' Le dix-huitième siècle a proclamé les droits de Vhomme^ laissant la femme en dehors de son œuvre libératrice ; le dix-neuvième siècle doit proclamer le droit humain, sans distinction de sexe.
» L'unité doit être dans la loi si on veut la retrouver dans la famille, dans la nation, dans Thumanité.
]» Le droit primordial est le droit à la vie : la femme génératrice a ce droit autant et plus que Thomme.
» Le droit humain comprend également :
» Le droit à la vie économique, c'est-à-dire à toutes les fonctions, services, carrières dont les hommes seuls bénéficient jusqu'à ce jour ;
Le droit à Vhygiène et à Véducation, c'est-à-dire au développement moral, intellectuel et physique ou développement intégral de l'être ;
» Le droit à la vie civile, c'est-à-dire à la possession et à l'exercice de droits individuels égaux à ceux de l'homme ;
» Le droit à la vie civique, c'est-à-dire aux moyens de remplir, concurremment avec l'homme, tous les devoirs sociaux et politiques ;
» Le droit à la vie et à la protection pour V enfance et pour la vieillesse.