LES VOIX
Ces blocs de granit épars dans les champs, Ces forêts, cette orge indigente et rare Ont l'âpre beauté d'une terre avare Et leurs chants qui sont de graves plains-chants. La basse des torrents sourds accompagne Les soprani du soir dans la campagne.
Et, quand souffle le vent, le vieux Luther Conduit le choral des sapins, l'hiver. L'hymne dit : « Sois fort car la vie est rude. Le bonheur jamais n'est dans le présent. » Et la neige, au loin, cette grande prude, Approuve en se taisant,