PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE
nements, conjectures, se trouvent en défaut, parce que des circonstances accessoires interviennent — existence de fissures ou de poches, éboulements, influence de puits voisins — - et viennent modifier accidentellement les conditions de Fécoulement. Par contre, il est à remarquer qu'il n'y a guère dans ce cas de variations saisonnières, la charge sous laquelle Fécoulement se produit demeurant à peu de chose près constante.
5t. lixamesa c|tBs&litatif. — Suivant l'usage auquel l'eau est destinée — irrigations agricoles, alimentation des villes, emplois industriels — les exigences sont très difl'érentes au point de vue de la qualité. 11 est donc extrêmement important d'exanniiner, dans chaque cas, les caractères spéciaux des eaux dont on dispose.
Une première série d'observations porteront sur leurs propriétés organoleptiques. On juge volontiers d'une eau diaprés son aspect : limpide, elle sera de préférence admise pour l'alimentation ; trouble, elle ne serait acceptée qu'avec répugnance dans une ville, mais elle conviendra parfois pour les usages agricoles. Telle eau, trouble d'abord^ devient limpide par le repos, parce que la décantation la débarrasse des matières en suspension ; telle autre, d'abord limpide, se trouble à la longue, par suite du développement de certaines germes organiques. On apprécie la limpidité par comparaison, soit en observant une surface blanche à travers des tranches liquides d'épaisseur constante, soit en faisant passer des faisceaux lumineux dans des tubes pleins d'eau et de longueur déterminée, ou par tout autre procédé analogue. Incolore sous une épaisseur réduite, l'eau présente presque toujours une coloration très nette, quand on l'examine sous une épaisseur un peu considérable : souvent d'un beau bleu d'azur, quand elle ne contient pas de matières en suspension, elle passe d'autres fois au vert, au jaune-brun ; il semble qu'il y ait un rapport direct entre sa composition intime et ces différences d'aspect ; les eaux pures des terrains calcaires sont bleues, celles des terrains granitiques, jaunes, etc.
Par contre, l'eau de bonne qualité doit être sans odeur : le sens de V odorat décèle de très faibles proportions d'acide sulfhydri-