PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE
préalable de lous microorg-anismes : ce sera le plus souvent un tube de verre effilé en pointe et scellé à haute température, dont ou casse la pointe sous Teau, avec une pince auparavant flambée, et qu'on scelle de nouveau à la lampe immédiatement après le remplissage ; on peut aussi employer des flacons, stérilisés par la chaleur, fermés avec des bouchons de liège carbonisés superficiellement, qu'on place pour le transport dans des enveloppes de papier cachetées à la cire et qu'on débouche sous Teau en un point convenablement choisi. La rapidité avec laquelle la proportion des microbes se modifie dans une eau, surtout quand la température augmenle, commande de pratiquer l'essai aussi promptement que possible^ sur place même si faire se peut : dans le cas contraire, et s'il faut faire voyager les échantillons, le procédé le plus sûr est de les placer dans des caisses spéciales contenant de la glace.
Les résultats obtenus sont des plus importants quand il s'agit de déterminer la valeur d'une eau, surtout au point de vue hygiénique ; mais, là encore, il faut procéder avec une extrême prudence et ne pas oublier, comme l'a dit et répété Duclaux, « qu'aucun desprocédés d'investigation micrographique ne donne la sécurité de jugement cherchée » ^ et que rien ne saurait remplacer l'examen approfondi des circonstances locales, au moyen duquel on parvient à contrôler utilement les déductions tirées des opérations de laboratoire.
(1) Atmales de Vhistitut Pasleary juillet 1894.