‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 113 sur 415 · CHAPITRE VIII. — RECHERCHE ET APPRÉCIATION DES EAUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — RECHERCHE ET APPRÉCIATION DES EAUX

proportion connue d'eau stérilisée. A l'observatoire municipal de Paris (Montsouris), M. le D"" Miquel a donné la préférence aux milieux liquides et applique la méthode des ensemencements fractionnés , qui consiste à verser une goutte d'eau diluée, ne devant contenir au plus qu'un germe, dans chacun des ballons contenant le bouillon de culture, qu'on tient ensuite à Fétuve durant quinze jours : on observe alors la proportion des ballons où le liquide s'est troublé par pullulation des microbes et l'on en déduit le nombre des germes contenus dans chaque centimètre cube de l'eau soumise à l'essai. La méthode du D'* Koch, de Berlin, moins sensible mais plus rapide et plus simple et qui, pour ce motif, s'est beaucoup plus répandue, est basée sur l'emploi de cultures sur plaques de verre dans la gélatine solidifiée : Feau à essayer est versée dans une petite quantité de gélatine préalablement liquéfiée à 35 ou 40 degrés^, qu'on jette ensuite sur une plaque de verre, oii elle se solidifie presque instantanément; chaque germe s'y trouve emprisonné par le milieu nutritif et s'y développe, en formant une tache qui va grossissant et qu'on appelle une colonie : au bout detroisà cinq jours, on dénombre les colonies à l'aide du microscope. Il va de soi que les chiffres fournis par la méthode de Koch sont beaucoup plus faibles que ceux auxquels arrive M. le D"" Miquel (1/7 environ).

Pour la détermination des espèces, on peut employer des moyens mécaniques, comme le filtrage à travers des corps poreux, ou certains agents physiques, comme la chaleur, pour séparer les organismes de grosseurs ou de propriétés différentes ; par des réactifs chimiques on peut modifier les qualités des milieux nutritifs et les rendre plus ou moins propres au développement de certains germes; il est possible aussi de prélever des portions de colonies et de les cultiver isolément, dans des milieux liquides ou solides appropriés, de manière à faire apparaître certains caractères spéciaux ; enfin, on inocule les germes isolés à de petits animaux, souris, cobayes, pour en observer la virulence.

Etant donnée l'extrême sensibilité de semblables méthodes, il est évident que la prise d'échantillon en vue de l'examen micrographique doit être entourée de précautions plus minutieuses encore que pour l'analyse chimique. Le vase doit être purgé au

Page 1