‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 119 sur 415 · Miiie en l'éserve des eaux, de ruissellement · texte numérisé non relu

Miiie en l'éserve des eaux, de ruissellement

« Partout^ dit M. de Gasparin, où un vallon recevant les eaux « d'une vaste surface de collines laisse échapper lors des pluies « et des orages un torrent passager qui dégrade les terres infé- « rieures, partout où un ruisseau trop peu abondant pour être « utile peut être retenu et ses eaux mises en réserve pour le a besoin, la création d'un réservoir peut devenir une source de « richesse... » Ce moyen de recueillir les eaux qui ruissellent à la surface du sol est en effet fréquemment employé : en établissant une digue formant barrage en travers d^une vallée, on y arrête Técoulement de l'eau, créant ainsi une réserve artificielle, qui, suivant la profondeur^ prend l'aspect d'un étang ou d'un lac.

Dans le premier cas, l'eau devient bien vite impropre à l'alimentation, mais elle peut rester excellente pour Pirrigation des terres ; dans le second cas, elle se décante, devient limpide, prend une température presque constante et constitue dès lors une précieiise ressource, particulièrement appréciée en Angleterre et aux Etals-Unis pour l'alimentation des villes, parce que le climat n'y est ordinairement pas assez chaud pour que la végétation se développe beaucoup dans les eaux stagnantes et les charge de matières organiques en trop grande abondance. Cet inconvénient s'est cependant produit avec une intensité toute particulière, il y a peu d'années, dans les réservoirs qui fournissent l'eau potable à la ville de San-Francisco.

Dès Tantiquité on a eu recours à ce mode d'approvisionnement, soit en profitant de dépressions naturelles préexistantes, soit en construisant des barrages, soit même en créant de toutes pièces des cuvettes artificielles par des travaux de terrassement considérables : on a déjà cité les grandes réserves d'eau ainsi établies en Egypte, dans l'Inde... A notre époque on les trouve

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