CHAPITRE IX
— TRAVAUX DE CAPTA GE
pris par Mougel-Bey en 1843, à l'orig-ine du delta, et complété de nos jours, qui ne comprend pas moins de 132 pertuis de g-randes dimensions, qu'on peut fermer ou découvrir à volonté; tels aussi les nouveaux barrages sur le Rhône^ à Genève, pourvus de rideaux Caméré, et les nombreux barrages à marlelières qu^on rencontre si fréquemment dans la pratique.
Des dispositions spéciales sont à recommander pour éviter l'encombrement des ouvrag-es par les sables et les graviers que les crues amènent avec elles; à Tentrée du canal du Forez, par exemple, on a dans ce but disposé un système de poutrelles ; à la prise de la Vésubie, les graviers sont arrêtés par une grille de 1 m. 80 de hauteur, formée de six panneaux à barres horizontales espacées de 0 m. 10, et un pertuis de 3 m. de longueur, placé sur le côté, produit en temps de crue une chasse tangentielle, qui dégage la grille des dépôts dont elle serait bientôt encombrée ; à cette même prise, on a fait application d'un dispositif fréquemment usité, et qui consiste à établir des vannes à des hauteurs différentes, permettant de prendre Teau suivant les cas au niveau le plus convenable.
On a déjà signalé l'utilité des déchargeoirs, pour faciliter le réglage du débit : dans ce même but,, et à 30 mètres en arrière de la double martelière de tête, on voit à la prise du canal du Forez un mur avec avant-bec, qui divise le courant et rejette en rivière, par un conduit spécial, la partie surabondante du volume dérivé.
Les prises en eau dormante comportent des dispositions plus simples, puisqu'il n'y a pas à s'y préoccuper des courants ni des apports de sable ou de gravier en temps de crue. Elles se font encore le plus souvent par des saignées sur les rives, et l'on en règle le débit par des martelières : tel est, par exemple, le cas de la prise d'eau de la ville de Glasgow dans le lac Katrin. Il arrive cependant parfois que des circonstances spéciales conduisent à leur donner des dispositifs différents : c'est ainsi que les prises d'eau de la ville de Chicago, assise sur les bords du lac Michigan, ont dû, pour éviter les eaux contaminées de la rive, être conduites, sous la forme de longs souterrains, jusqu'à plusieurs kilomètres au large; on les y a fait aboutir dans des tours