‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 138 sur 415 · CHAPITRE IX. — TRAVAUX DE CAPTAGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — TRAVAUX DE CAPTAGE

dit Hochquellen Wasserleitung-, en service, depuis 1873, pour la ville de Vienne (Autriche), rappelle le dispositif de l'ouvrage d'Armentières.

Pour les eaux minérales, dont ]a composition intime constitue les propriétés thérapeutiques, et qu'il importe en conséquence au plus haut point de recueillir, sans possibilité de mélange avec des eaux de composition différente, dans leur gisement géologique même^ on s'impose des soins particuliers : les ouvrages sont, autant que possible, conçus et exécutés de manière à pénétrer jusque dans les couches où ces eaux se forment et à les mettre absolument à l'abri de tout apport extérieur, provenant des couches voisines ou superposées, des dépôts alluvionnaires, des terres de la superficie, à l'abri surtout des contaminations de toute espèce.

Les exigences de l'hygiène moderne^ l'intervention du géologue dans la recherche et le choix des eaux potables, les découvertes de la micrographie et de l'hydrogéologie, ont déterminé depuis peu une tendance à prendre, dans les travaux de captage destinés à fournir l'eau potable aux agglomérations urbaines, des précautions extrêmes^ analogues à celles qu'on observait déjà pour les eaux minérales. C'est ainsi que^ lors de la dérivation des sources du Loing et du Lunain pour le service des eaux de Paris^ en 1899 et 1900^ on s'est imposé — au prix de dépenses supplémentaires fort élevées — l'obligation de faire pénétrer les ouvrages jusque dans la craie en place, en traversant des épaisseurs considérables d'alluvions et de craie remaniée. A la fontaine Saint-ïhomas et aux bignons du Coignet (vallée du Lunain), on

Page 1