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CHAPITRE IX. — TRAVAUX DE CAPTAGE

64. Drainages. — Quand la nappe a une faible épaisseur, chaque puits donne un débit très faible ; pour recueillir un certain volume d'eau, il faudrait les multiplier outre mesure; il est souvent alors préférable de les remplacer par des conduits perméables, des pierrées, de petits aqueducs, sortes de drains, qui produisent chacun Teffet d'une série de puits juxtaposés. Ce mode de captage était connu des Romains, qui ont sillonné de cuniculi une grande partie du pays autour de Rome ; il a été décrit, sous le nom àQ sources artificielles^ par Rernard Palissy,puis par Belidor, et préconisé par Ward et Ghadwick en Angleterre. Un assez grand nombre de villes ont eu recours à des drainages pour se procurer de l'eau d'alimentation, notamment en France : Aval- Ion, Limoges, Rennes, Lorient, Quimper ; Haguenau en Alsace; Hanovre en Allemagne ; Farnham, Rugby, Saiidgate, Paisley^ Ayrj Kilmarnock en Angleterre.

Il convient de remarquer que le drainage proprement dit permet de recueillir seulement une fraction des eaux d'infiltration ; pour obtenir des volumes de quelque importance, on profile d'ordinaire de circonstances topographiques spéciales, qui ont déterminé la formation, dans quelque couche très perméable, d'une nappe abondamment alimentée. Quelquefois on a réalisé artificiellement cette condition, en établissant^ dans des vallons étroits, des barrages transversaux, en simple corroi d'argile, descendus dans une tranchée jusqu'au fond imperméable, de manière à former une sorte de cuvette, oïj les eaux s'accumulent et dans laquelle on peut puiser à volonté suivant les besoins.

Une petite galerie drainante, exécutée par Belgrand pour la

ville d'Avallon, a été l'un de ses premiers ouvrages hydrauliques :

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