PREMIERE PARTIE. — HYDROLOGIE
elle se compose de tronçons moulés en béton de ciment, posés bout à bout et assemblés à bain de mortier, où Feau pénètre par des trous, ménagés de distance en distance à la partie supérieure.
Les villes de Limoges, Rennes, Lorient, Quimper, doivent leur alimentation à un procédé de drainage applicable aux vallons granitiques et qu'ont successivemient
perfectionné MM. Lesguillier, Soulié et Considère : il consiste à ouvrir, à travers la tourbe superficielle et les terrains décomposés qui recouvrent immédiatement le granit fissuré, puis jusque dans le roc vif, des tranchées, au fond desquelles on établit des rigoles de section rectangulaire, en pierres sèches, soigneu-
sement protégées, contre la pénétration des eaux de superficie, par une couche de béton^, avec chape de mortier de ciment, recouverte elle-même, avant le remblai, d'une épaisse couche de sable siliceux.
Les drainages présentent souvent le danger d'un appauvrissement rapide de la nappe, à laquelle ils peuvent aisément soutirer une quantité d'eau supérieure aux apports. On y pare en disposant, sur le parcours des conduits, des appareils d'obturation, qui permettent d'y régler l'écoulement à volonté et de constituer en conséquence des réserves souterraines plus ou moins importantes.
©5. Gs%lci*ies draieiaBifes ©m captautefs. — Dans les circonstances particulièrement favorables, quand la nappe souterraine est largement alimentée et présente une grande épaisseur, on peut recueillir sur une faible étendue des volumes d'eau très importants : on substitue alors aux drains, aux simples conduits^ des galeries de grandes dimensions.
C'est d'abord dans les grandes vallées, au voisinage des rives des cours d'eau qui en occupent les thalwegs, qu'on a été amené à construire de pareils ouvrages : ce sont ces galeries qui ont donné lieu à la théorie de la « filtration naturelle » dont il a été question plus haut ; et l'on a vu qu'elles sont appelées surtout à recueillir les eaux des nappes abondantes qui descendent des coteaux à travers les alluvions.