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CHAPITRE IX, — TRAVAUX DE CAPTAGE

D'Aubuisson avait ouvert d'abord sur les bords de la Garonne^ pour le service de Toulouse, de simples tranchées découvertes; on ne tarda pas à s'apercevoir que l'eau y éprouvait une altération fâcheuse en même temps qu'une rapide évaporation, et il fallut les remplacer par des galeries couvertes, auxquelles on donna d'abord une section rectangulaire de 1 m. 50 de hauteur et 0 m. 60 de largeur, puis une section plus grande avec voûte en plein cintre et banquette de circulation.

Ce dernier type est celui qui mérite d'être généralisé et qu'on retrouve notamment près d'Angers sur les bords de la Loire; tandis qu'en exagérant les dimensions transversales, comme on l'a fait à Lyon par exemple à l'origine, on s'est imposé des dépenses considérables et inutiles, car il ne faut pas oublier qu'une galerie fonctionne comme une série de puits et que, par suite, il y a lieu de lui donner une grande longueur, dans le sens normal à la direction des filets liquides, tandis que la largeur est à peu près indifférente, pourvu qu'elle soit suffisante pour la facilité de la visite et de l'entretien. Les galeries, ainsi établies, doivent d'ailleurs être soigneusement protégées contre les eaux d'infiltration, contre celles des crues aussi, si l'on veut y recueillir des eaux limpides et salubres, comme les réclame l'alimentation des villes.

Les galeries captantes, construites de la sorte au bord des rivières, ont donné lieu à de nombreux mécomptes : le débit n'a pas tardé généralement à y diminuer, et il a fallu, pour le maintenir, soit les allonger, soit les doubler: le fait s'explique par la tendance habituelle à y déterminer, au moyen d'un abaissement du plan d'eau, un appel vers la rivière, dont les eaux troubles ne tardent pas à colmater la couche qu'elles traversent et à en diminuer la perméabilité. On les a parfois inconsidérément préférées

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