PREMIERE PARTIE. — HYDROLOGIE
est de (( conduire une certaine quantité d'eau d'un point à un autre avec le plus d'économie possible ». Il faut aussi savoir les aborder sans hésitation, quand ils procurent au contraire un avantage certain et permettent d'obtenir des diminutions précieuses de parcours ou de triompher d'obstacles naturels plus ou moins gênants, soit en franchissant les dépressions au moyen de suhstructions^ d'arcatures, de supports appropriés, soit en s'enfonçant à grande profondeur sous les coteaux par le percement de souterrains plus ou moins longs.
î^6. Rigoles et canauiK. en terre. — Une simple tranchée, ouverte dans le sol naturel, constitue le type le plus simple, le plus répandu, le plus économique d'aqueduc libre.
Très employé pour la navigation intérieure, ce type l'est également pour l'adduction des eaux destinées à la formation des réserves artificielles, à la mise en mouvement des moteurs hydrauliques, ainsi qu'à l'irrigation ; par contre, il ne convient guère à l'alimentation des villes et autres agglomérations, parce que l'eau y est trop exposée aux contaminations de toute nature, entraînement de particules minérales ou organiques, développement de la végétation, vie des animaux aquatiques ou amphibies, déversement d'eaux salies par les riverains, etc., sans compter l'inconvénient dos variations de température qui suivent d'assez près celles de l'air.
En raison du peu de résistance de la plupart des terres, les berges des rigoles et canaux sont très exposées aux corrosions : les vitesses y doivent donc être très réduites et par suite les pentes relativement faibles. Mais, comme les vitesses dépendent aussi des sections transversales, on les voit fréquemment varier dans des proportions assez considérables, depuis le point de départ des rigoles, dans les régions montagneuses, jusqu'à l'épanouissement des grands canaux, dans les plaines^ de sorte que le profil en long général prend, comme celui des cours d'eau, la