CHAPITRE XL — ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITE
le plus souveQt en métal, n'imposent pour ainsi dire aucune limite supérieure aux vitesses ; en pratique cependant, on préfère souvent s'en tenir aux vitesses moyennes, 0 m. 60, 1 m. 00, 1 m. 50 suivant les cas, pour ne pas augmenter outre mesure les frottements et employer à les vaincre une trop forte proportion de la charg-e disponible.
Il y a, pour chaque espèce particulière, une comparaison utile à faire entre les deux types; et souvent elle conduit à ne se point astreindre exclusivement à l'un ou à l'autre, mais plutôt à les combiner entre eux, afin de mieux satisfaire aux conditions multiples à remplir, aux exigences spéciales des problèmes à résoudre. Entre A et B, par exemple, on peut tracer un aqueduc libre en pente continue de longueur L, comme l'indique la ligne pointillée, ou raccourcir le trajet, en franchissant le ravin au moyen d'une conduite forcée de long-ueur et le contrefort qui vient à la suite par un souterrain de longueur 1" ; dans le pre-
mier cas, on dépensera ;9L, si le prix du mètre courant d'aqueduc est ^ ; dans le second, en appelant P et P' les prix respectifs du mètre linéaire de conduite forcée et de souterrain, on trouve que la dépense sera /)/ -h P/' + PT ; et, toutes choses égales d'ailleurs, on donnera la préférence à l'un des deux tracés, suivant que l'un ou l'autre chiffre sera le moins élevé.
D'autre part, on doit chercher à éviter les ouvrages d'art, qui sont toujours relativement dispendieux et viennent peser lourdement sur le coût total d'une dérivation, ne jamais oublier — comme le recommandait Dupuit — ; que la question à résoudre