‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 180 sur 415 · CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITE

On en a cependant conslruiL et on en établit souvent encore en maçonnerie on en béton; la. poterie, \di pierre, le bois, ont été aussi employés à la construction des conduites forcées. L'usag-e de conduites en ;9z^?rre remonte à l'antiquité, et l'on retrouvait naguère celles qui alimentaient Pergame ; à Dresde, on utilisait autrefois les g-rès de la Suisse saxonne ; à Prag-ue, on a employé le marbre ; à Tokio (Japon), on a relevé 74 kilomètres de conduites en pierre. Londres a eu jusqu'à 400 kilomètres de conduites en bois, formées de troncs d'arbre équarris ou arrondis et percés de part en part; on en a retrouvé 154 kilomètres à Tokio; en Amérique, oii le bois est abondant, on s'en sert encore pour établir de très g-rosses conduites^ qui sont alors composées de douves cerclées de fer, et l'on en cite de 1 m. 20 de diamètre à Toronto (Canada), de 0 m. 76 de diamètre et 26 kilomètres de longueur sous une pression de 36 mètres à Denver (Etats-Unis), de dimensions diverses pour le débouché des égouts àNew-York. La poterie ordinaire, trop fragile pour supporter des pressions intérieures, était cependant utilisée jadis pour la confection de conduites forcées, mais on avait soin de Tenvelopper d'une couche épaisse de maçonnerie qui lui communiquait de la résistance ; le grès, tel qu'on le fabrique aujourd'hui, supporte beaucoup mieux la pression, mais ne se prête pas aisément à la confection de joints étanches ; on Ta néanmoins employé par économie à Mulhouse, à Lunéville, à Soissons. La maçonnerie et surtout le béton sont préférables, quoique très sensibles aux variations de température et par suite exposés à des accidents assez fréquents, qui s'aggravent par l'effet des infiltrations et par les tassements qui en sont la conséquence : les exemples abondent ; c'est par une conduite en béton de 1 m. 30 de diamètre que l'eau de la Vanne pénétrait dans Paris au sortir du réservoir de Montsouris ; à la Lauvière, le canal du Verdon présente une conduite forcée en maçonnerie de 2 m. 30 de diamètre ; à Gennevilliers, plus de 40 kilomètres de conduites de 0 m. 40 à 1 m. 25 de diamètre servent à la répartition des eaux d^égout de Paris, sous une pression de 6 à 10 mètres^ etc. ; les siphons primitifs de la dérivation de la Yanne étaient en maçonnerie, partout oii la pression était faible ou modérée, mais la multiplicité des fissures et des acci-

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