‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 182 sur 415 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

— ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ

tivemenl économique ; en outre il permet d'aborder les plus grands diamètres. L'ossature est calculée le plus souvent de manière à fournir par elle-même une résistance suffisante ; l'enveloppe en mortierde ciment, dans laquelle elle estnoyée, y contribue

par surcroît : on peut obtenir d'ailleurs une étanchéité parfaite et immédiate, même sous les plus fortes pressions, par l'addition d'une chemise en tôle ; dans ce dernier cas, un double joint est nécessaire, tandis que d'ordinaire on se contente d'une bague également en ciment armé, fixée au mortier de ciment, à moins qu'on n'exécute les conduites sur place, dans la tranchée, d'une manière continue et sans joint d'aucune espèce.

Parmi les métaux employés à la confection des conduites forcées, le plomb est le premier en date ; on a retrouvé en diverses localités, à Lyon notamment, des conduites de l'époque romaine à section piriforme, évidemment obtenues par soudure d'une lame de plomb en table; plus tard, on a su fabriquer des tuyaux en plomb fondu, et au temps de Louis XIV, en particulier à Versailles, il en a été fait usage sur une large échelle avec des diamètres croissant jusqu'à 0 m. 216. La fabrication des tuyaux de plomb obtenus par étirage ou compression est tout à fait moderne : elle a grandement contribué à répandre, pour les canalisations de petits diamètres, Temploi de ce métal, qui se trouve dans le commerce en couronnes de 10 à 4 mètres de longueur développée et jusqu'à 0 m. 10 de diamètre. Grâce à la malléabilité extrême du plomb, ces couronnes se déroulent aisément et se prêtent à l'établissement commode des canalisations les plus sinueuses, en réduisant au minimum le nombre des joints. Lorsqu'il y a lieu de relier entre eux deux bouts de tuyaux en plomb,

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