PREMIERE PARTIE. — HYDROLOGIE
on fait l'assemblage, soit à chaud en conPeclionnanl un nœud de soudure, soit à froid au moyen de collets battus. Dans le premier cas, les abouts des tuyaux sont taillés obliquement en sifflet,
de manière à s'emboîter exactement
^^iSl;^^ ^^""^ enveloppe le
joint dans une masse de soudure,
sorte d'alliage fusible composé de plomb et d'étain^ qu'on lisse avec soin au moyen d'un outil en fer. Dans le second, on bat au maillet les abouts des deux tuyaux de manière à confectionner de part et d'autre une sorte de bride ou
collet ; entre les deux collets, on intercale un cuir gras et on serre le tout au moyen de deux contrebrides et de boulons. Dès l'époque d'Hippocrate, on connaissait le danger que peut présenter parfois Tusage du plomb, par suite de la toxicité de certains des composés de ce métal : la guerre au plomh^ qui donne lieu encore à des polémiques fréquentes, remonte donc à une haute antiquité ; mais Belgrand a montré que la présence de substances calcaires dans l'eau écarte tout danger, car elles déposent sur la paroi intérieure du tuyau une sorte d'enduit protecteur, et l'attaque du plomb n'est à redouter qu'avec des eaux très pures, et surtout quand il estexposé à des alternances de sécheresse et d'humidité ; l'usage du plomb est donc absolument sans inconvénient dans la grande majorité des cas, et c'est seulement dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, qui se rencontrent fort rarement, qu'il conviendra de le proscrire. M. Hamon a proposé de remplacer alors les luyaux de plomb ordinaires par des tuyaux de sa fabrication, en plomb doîiblé détain, sensiblement plus coûteux, mais inoffensifs, et qui se coulent encore aisément; mais la difficulté se représente aux soudures, qu'il faut remplacer par des raccords spéciaux en bronze étamé.
Pour les diamètres courants, c'est la ^/e/er qui est aujourd'hui d'un usage général : la facilité avec laquelle elle se prèle au moulage, sa grande résistance, sa durée presque indéfinie, son