‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 189 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

Dans les cas^, d'ailleurs fort rares, où les conduites sont posées dans des galeries souterraines, elles ne s'appuient pas directement sur le radier de ces galeries, mais sont portées par des dés en maçonnerie ou des colonnettes en fonte, à moins que leurs dimensions relativement faibles ne permettent de les suspendre aux piédroits ou à la voûte, au moyen de corbeaux en pierre, de consoles en fonte ou de brides en fer : il faut tou-

jours d'ailleurs placer, à des intervalles rapprochés, des agrafes ou des arcs-boutants en fer, destinés à s'opposer aux mouvements possibles dans le sens horizontal ou le sens vertical, par suite des effets résultant de la pression et de ses variations inévitables.

•ÏB. Traversée des TaSIées. — Quand le tracé d'un aqueduc rencontre une dépression profonde du sol, l'idée qui se présente le plus naturellement à l'esprit, pour franchir cet obstacle, est de supporter l'ouvrage^ dans la traversée de cette dépression, cuvette, ravin, vallée, par une substruction^ dans laquelle on pratique, s'il y a lieu^ des ouvertures pour le passage des chemins et des cours d'eau. Si la hauteur est grande, celte substruction se compose généralement d'une série à^arcades en maçonnerie, analogue à ces nombreux ouvrages dont les anciens Romains ont sillonné la campagne qui entoure la Ville éternelle, et, on peut le dire, tout le monde soumis à leur domination. Les constructeurs modernes, prenant pour type ces ouvrages célèbres, n'ont pas manqué de recourir souvent aux arcades : l'aqueduc d'Arcueil, construit sous la régence de Marie de Médicis, franchit de la sorte la vallée de la Bièvre, en utilisant les fondations de l'ancien aqueduc romain qui portait jadis l'eau des sources de Rungis aux thermes de l'empereur Julien ; l'aqueduc du

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