‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 193 sur 415 · CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. - ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITÉ

réparation difficiles. La dérivation de la Vanne franchit l'Yonne et le Loing- au moyen d'ouvrages de ce genre en maçonnerie, d'une importance considérable, puisque le premier ne compte pas moins de 162 arches, dont une de 40 mètres d^ouverture et quatre de 30 mètres, pour 1.493 mètres de longueur totale, et le second 53 arches avec 584 mètres de longueur, sur lesquelles

reposent deux files de tuyaux en fonte de 1 m. 10 de diamètre ; à la traversée de l'Essonne, ces mêmes files de tuyaux sont portées par une poutre en treillis, dispositif qu'on retrouve à la dérivation du Loing et à celle de l'Avre pour la traversée de la Seine près de Saint-Cloud. L'ancien aqueduc du Groton traverse la rivière de Harlem, pour atteindre New-York en siphon, sur un pont formé de 15 arches de 15 m. 25 et 24 m. 40 d'ouverture, qui laissent 30 mètres de hauteur libre pour la navigation. Ailleurs on s'est servi de la résistance propre des tuyaux pour les transformer en véritables poutres à longue portée, soit en les renforçant par des treillis (Philadelphie), soit en les courbant en forme d'arcs (Lisbonne, Washington). Presque tous les ponts dans l'intérieur des villes reçoivent des conduites reliées aux réseaux de la distribution d'eau et font ainsi l'office de ponts-siphons.

80. Sou terrains. — Quand le tracé d'une dérivation rencontre une colline, il faut ou la contourner, si la chose est possible, ou y ouvrir un passage souterrain. Dès les temps anciens on a été conduit à cette seconde solution : Hérodote cite un aqueduc souterrain à Samos, on en a retrouvé un autre à Jérusalem ; et Fémissaire du lac Fucino, exécuté sous l'empereur Claude, comportait un souterrain de 5.700 mètres de longueur, percé en grande partie dans le rocher. L'outillage dont dispose ringénieur moderne lui permet d'aborder plus facilement et à

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