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PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

humides ou tourbeuses où le sol, très compressible, se prête mal à l'assiette d'un pareil ouvrage, et Ton peut alors recourir au mode employé par Belgrand dans la vallée de la Vanne, qui

consiste à placer les tuyaux sur de petits supports en bois ou en maçonnerie, portés sur des pieux. Lorsqu'on a un cours d'eau à traverser, on peut descendre sur le fond des files de tuyaux en fonte, reliés entre eux par des joints très flexibles de manière à constituer un système articulé, comme on Fa fait pour franchir la Meuse à Rotterdam sur plus d'un kilomètre de longueur, ainsi qu'à Rochester, Portland, New-Syracuse (Etats-Unis), ou encore se servir de conduites rigides en tôle rivée, qu'on pose dans des rigoles draguées à cet effet et qu'on enveloppe ensuite de béton, ainsi qu'on l'a fait à Paris (en amont du pont de l'Aima et aux îles de la Cité et Saint-Louis) ou à Herblay pour le passage des eaux d'égout.

Si la distance à franchir est très faible, le siphon perd une partie de ses avantages^ car il ne va pas sans complication ni pertes de charges aux raccordements de part et d'autre, tandis qu'une seule arche ou une simple poutre peut suffire : l'adoption de l'un ou l'autre type de pont-aqueduc peut être alors très justifiée.

Assez fréquemment, on est conduit à tenir les siphons audessus du sol dans la partie basse de la vallée, en les plaçant sur une substruction quelconque et en constituant de la sorte un pont-siphon ; ce cas se présente notamment quand il s'agit de passer de préférence au-dessus d'une rivière, d'un canal, d'un chemin de fer, plutôt que de s'enfoncer au-dessous au risque de placer les conduites dans la nappe ou d'en rendre la visite et la

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