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CHAPITRE XL

ADDUCTION DES EAUX PAR LA GRAVITE

dérivation de la Vanne ; et, pour y éviter les remous tumultueux , les coups de bélier, les étranglements, il est nécessaire de procéder à une étude soignée des délails.

A tous ces appareils viennent encore s'ajouter, dans certains cas, des engins automatiques, destinés à provoquer un arrêt subit de l'écoulement à la suite d'une rupture accidentelle, d'une fuite g-rave ; ils sont surtout usités en Angleterre. Il convient de mentionner aussi, sur le parcours des conduites forcées de grandes dimensions, les trous d'homme destinés à en permettre la visite, après qu^elles ont été mises à sec, les manchons^ soufflets et autres appareils de dilatation^ qui, à défaut de joints mobiles ou élastiques, sont appelés à corriger les effets des variations de température, etc., etc.

Coût de raddeiction des eaniK. — L'adduction d'un volume d'eau déterminé comporte^ suivant les circonstances, des frais bien différents, au sujet desquels on ne saurait donner d'indications générales : il est évident que les distances à franchir, les pentes, le relief et les accidents du terrain, la nature du sol, sont autant de causes qui influent sur l'importance des ouvrages, et que, suivant le choix des types, les dispositions de détail, les prix de série, le coût de ces ouvrages sera lui-même très variable.

Mais il peut être intéressant de connaître les résultats auxquels on est parvenu dans des opérations antérieures, ne fût-ce que pour avoir des termes de comparaison et s'en servir au besoin, lorsqu'on a une évaluation approximative à faire. En particulier, le prix global par mètre linéaire des diverses dérivations modernes, comprenant l'ensemble des ouvrages principaux et accessoires, aqueducs libres, siphons et souterrains, captages, réservoirs, installations mécaniques, acquisitions de terrain et indemnités, constitue un renseignement précieux, lorsqu'on a une étude analogue à entreprendre et qu'on désire un premier aperçu de la dépense à prévoir. Citons par exemple les dérivations parisiennes, Dhuis, Vanne, Avre, qui ont coûté respectivement par mètre linéaire 137, 289 et 343 francs pour des capacités respectives de débit de 40.000, 120.000 et 150.000 mètres cubes

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