PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE
par 24 heures, l'éraissaire général des eaux d'égout de Paris qui est revenu à 785 francs par mëlre pour une capacité de 800.000 mètres cubes ; à Saint-Etienne^ on a dépensé 300 francs par mètre pour 13.000 mètres cubes, à J3ieppe 455 pour 4.500, à Glasgow (première dérivation du Loch Katrine) 357 francs pour 180.000, à Vienne 510 francs pour 250.000, à Naples 480 francs pour 172.000, à New-York (ancien et nouvel aqueduc du Croton) 1.060 francs, puis 2.550 francs pour 370.000 et 1.200.000. Comme on devait s^y attendre, toutes choses égales d'ailleurs, la dépense est relativement moindre pour les gros débits que pour les petits ; et, si l'on ramène les chiffres précités à un même volume pris pour unité, 100 litres à la seconde par exemple, on trouve que ce qui est revenu à Dieppe à 300 francs, à Saint- Etienne à 200 francs, ne coûte plus à la Dhuis que 29 francs, à la Vanne 20 francs^ à New-York (ancien Croton), à Naples, 24 francs^ à Glasgow, à Vienne, à New-York (nouveau Croton) 18 francs^ à l'émissaire des eaux d'égoul de Paris 8 francs.
Il est plus aisé de se rendre compte du prix de revient de tel ou tel type d'ouvrage considéré isolément, aqueduc libre ou conduite forcée notamment ; et, comme la valeur des matériaux et celle de la main-d'œuvre varient considérablement d'une localité à l'autre, il n'y a pas grand intérêt à présenter des chiffres concernant ceux de ces ouvrages qui s'exécutent en maçonnerie ou en béton. Les différences sont bien moindres pour les conduites forcées métalliques, dont le coût dépend surtout de celui de la matière employée, en particulier pour celles en fonte dont le cours est bien établi ; aussi a-t-on dit souvent qu'on peut les estimer au mètre linéaire à raison de 1 franc par centimètre de diamètre ; simple et commode, cette formule se rapproche assez de la réalité pour les diamètres moyens, elle donne des chiffres un peu forts pour les petits, et sensiblement trop faibles pour les gros. On a une approximation meilleure en calculant le prix du mètre linéaire (en francs) des conduites en fonte de diamètre D
. /. D — 100\ (en centimètres) par l expression D ( 1 -f- — ) , qui suppose
une pression modérée, ne dépassant pas la limite de 60 à 80 mètres d'eau, et qu'il faudrait majorer dans le cas où l'on renforcerait l'épaisseur des tuyaux.