‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 201 sur 415 · CHAPITRE XII. - ÉLÉVATION MÉGANIQUE DE L'EAU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. - ÉLÉVATION MÉGANIQUE DE L'EAU

une classification sommaire ; nous proposons de les répartir à cet effet en quatre catégories.

Dans la 'première., nous rangerons les engins qui agissent par simple déplacement àii l'eau, qui la prennent directement et la transportent comme un corps pesant quelconque, sauf à utiliser sa grande mobilité, sa fluidité naturelle : ceux-là sont assurément les plus anciens de tous, les plus anciennement employés surtout ; ils ne se sont guère modifiés depuis les temps antiques, et, tels ils étaient alors, tels ils servent encore de nos jours, pour les mêmes usages, en particulier pour l'élévation de l'eau à faible hauteur, si répandue dans la culture des pays chauds oh l'on pratique partout l'irrigation des terres ; ils rendent encore des services pour l'alimentation des habitations rurales et des établissements isolés, pour les épuisements, mais ils ne se prêtent guère aux élévations à grande hauteur que réclamei:t le plus souvent les distributions d'eau urbaines.

Ceux de la deuxième catégorie^ qui agissent par aspiration et refoulement, produisant d'abord la raréfaction de l'air dans un espace fermé, où Teau pénètre alors sous l'effort de la pression atmosphérique, puis expulsant cette eau avec la force que leur communique le moteur qui les actionne, peuvent au contraire atteindre des hauteurs quelconques, sans autre limite que celle de l'énergie motrice : c'est ce qui explique leur diffusion rapide et étendue et les applications extrêmement nombreuses et variées qui en sont faites de toutes parts, sous les formes les plus diverses.

La troisième et la quatrième, beaucoup moins importantes que les deux premières, comprennent des engins qui utilisent directement soit l'action des chutes d'eau, soit l'expansion des gaz. Dans le premier cas^ l'eau élevée est le plus souvent empruntée à la nappe qui fournit l'eau motrice, si elle n'est pas une fraction de cette eau motrice même ; dans le second, elle est mise en contact avec le gaz qui la refoule ou l'entraîne, et, si ce gaz est la vapeur d'eau, dont la température est supérieure à 400^, elle s'échauffe nécessairement : de là résulte, dans les deux cas, une limitation étroite des applications, car 1 eau qui fournit la force hydraulique peut n'avoir pas les qualités requises pour tel ou tel usage, et l'eau chaude peut convenir fort bien à certains emplois industriels mais non pour ceux de l'alimentation.

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