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Appareils agissant par déplacement. — Parmi les

appareils fort nombreux, de formes et de dispositions très variées, qui rentrent dans la première catégorie, les plus simples sont les vasos de différente nature^ outre en cuir, baquet,^ seau^ puis Vécope^ sorte de pelle creuse, qu'on manœuvre directement à la main, ou qu'on soulève par l'intermédiaire d'un levier à bascule ou d'une corde enroulée sur une poulie.

Puis viennent les chapelets, composés d'une série de palettes, montées sur une chaîne sans fin articulée et mise en mouvement par un ou deux tambours, qui entraînent l'eau dans un conduit vertical ou une auge inclinée. Très simples, presque sans frottement, ces engins ont par contre l'inconvénient de laisser perdre une partie de l'eau déplacée, entre les palettes et la paroi enveloppante : on diminue les pertes, dans les modèles les plus récents, en remplaçant les palettes par des rondelles en fonte garnies de caoutchouc, et, malgré le frottement qui en résulte, on obtient de la sorte un rendement meilleur, pouvant atteindre dans les cas favorables jusqu'à 66 pour jOO.

Dans la noria^ les palettes du chapelet sont remplacées par des godets ou des pots en terre : théoriquement supérieure au chapelet, puisqu'elle supprime les pertes résultant dans cet appareil du jeu autour des palettes, la noria ne l'est guère en pratique, parce que — même à la faible vitesse de 0 m. 75 à 1 mètre par seconde — il se produit des projections d'eau hors des godets et des pertes sensibles, au moment oij, parvenus au sommet de la course, ils vident leur contenu dans le récipient disposé à cet effet. En Egypte, la noria est très répandue sous le nom de sakié ; il y en aurait, d'après M. Barois, 28.000 dans la Basse-Egypte seule : une sakié se compose ordinairement d'une roue de 1 m. 50 à 2 mètres de diamètre, en bois, portant une corde pendante, sur laquelle sont espacés, de 0 m. 50 en 0 m. 50^ des pots de terre cuite de \ lit. 6 de capacité et pesant 1 kilo-

CHAPITRË XII. - ÉLÉVATION MÉCANIQUE DE L*EAU

gramme ; elle peut élever 4.200 à 4.800 litres à l'heure à la hauteur de 10 à 11 mètres^ avec un rendement de 20 pour 100. On retrouve la noria sous diverses formes en Bulgarie, dans la Dobrudja, en Espagne, dans la plaine de Pise, dans le Midi de la France, etc. ; en Provence, la noria rustique, mue par un cheval, donne 20 à 25 mètres cubes à l'heure à 5 mètres de hauteur ; elle coûte 700 à 800 francs et rend jusqu'à 66 pour 100. Diverses tentatives ont été faites pour perfectionner la noria et en augmenter le rendement : elles consistent à donner aux godets une forme destinée à empêcher les projections et aussi à favoriser l'échappement de l'air ; dans la noria Sainl-Romas, les godets, construits en métal, ont une capacité de 25 à 30 litres et portent un siphon pour l'évacuation de l'air : il n'y a qu'un tambour à la partie supérieure, et le rendement s'est élevé jusqu'à 81 et même 86,7 pour 100.

La roue à godets résulte de l'enroulement d'une chaîne à pots ou noria sur une roue de grand diamètre ; dans cet appareil, les frottements sur le tambour se trouvent supprimés, et l'on peut, en armant la roue d'aubes convenablement disposées, utiliser un courant d'eau comme force motrice ; mais ces avantages sont

compensés par l'invariabilité de la hauteur d'élévation, ainsi que par la possibilité d'un déversement prématuré de l'eau contenue dans les godets. Pour remédier à ce dernier défaut^ on adopte parfois une disposition telle que les godets ne se vident qu'après avoir rencontré un taquet convenablement placé, ou bien on établit les rigoles de réception de l'eau à plusieurs niveaux. Assez répandue, simple et économique, la roue à godets né peut

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