PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE
évidemment élever l'eau qu^à une hauteur notablement inférieure à son diamètre. Perronnet l'a employée^ en l'accouplant à une roue pendante à aubes servant de moteur, pour les épuisements du pont de Neuilly ; Thomas et Laurens y ont eu recours, près de Soissons. pour l'élévation des eaux de la Vesle ; on la rencontre en Espagne, en Egypte, etc. Une roue de 4 m. 50 de diamètre, avec 12 aubes et 24 vases de 7 litres de capacité, faisant quatre tours à la minute, élève 40 mètres cubes d'eau à l'heure à une hauteur de 3 mètres.
En Egypte, on emploie aussi, sous le nom de tabout^ une roue portant sur son pourtour des encofFrements : c'est ce qu'on pourrait appeler une roue à àugets. Son mode de fonctionnement est tout à fait analogue à celui de la roue à godets.
La roue à aubes ou roue de côté, qu'on emploie comme moteur dans les moulins à eau, peut être transformée en appai'eil élévatoire quand on la fait tourner en sens inverse dans son coursier. Elle convient pour de faibles hauteurs : ainsi on a installé à l'usine d'Afteh, dans le delta du Nil, 8 roues Sage-
bien, de 3 m. 60 de largeur et de 10 mètres de diamètre, qui, mûes lentement par l'action de puissantes machines à vapeur, élèvent chacune 400.000 à 500.000 mètres cubes d'eau par 24 heures à 2 mètres environ de hauteur ; récemment il en a été fait une application à la petite usine de Bourron, pour l'élévation des eaux de deux sources basses au niveau du collecteur principal des eaux captées dans la vallée du Loing.