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CHAPITRE XII

— ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU

plein excentré, qui porte des palettes mobiles pressées sur la paroi par des ressorts : les espaces compris entre les deux tambours, et limités par deux palettes consécutives, vont tantôt en aug-mentant, tantôt en diminuant, déterminant de la sorte et successivement Taspiration et le refoulement. Dans le second type, il y a au moins deux axes, dont Tun, actionné directement parle moteur, entraîne l'autre dans son mouvement par Tintermédiaire de dents d'engrenage : ce sont ces dents qui limitent les espaces que Teau vient remplir et dont la capacité variable provoque successivement l'aspiration et le refoulement. On rencontre dans la pratique usuelle des engins de l'un et de l'autre type : si le premier donne lieu à des frottements plus considérables, le second exige un ajustage soigné et des précautions spéciales, pour éviter le déplacement ou la torsion des arbres ; l'un et Tautre ne donnent un rendement satisfaisant que si le jeu est très réduit et ne s'appliquent en conséquence dans de bonnes conditions qu'à l'élévation d'eaux peu chargées de matières en suspension. Parmi les pompes à deux axes qui ont eu quelque succès, la pompe Greindl paraît mériter une mention spéciale: la forme du corps de pompe en a été très étudiée, et il présente des renflements latéraux, grâce auxquels, à chaque instant, les capacités occupées par l'eau se trouvent avoir précisément le volume convenable pour réaliser le meilleur rendement, ce qui a permis de le porter à plus de 75 pour 100, chiffre considérable pour une pompe rotative.

Il convient de rapprocher de ce genre de pompes les élévateurs à force centrifuge^ improprement appelés pompes centrifuges, qui ont une forme et un mouvement analogues, mais

procèdent d'un tout autre principe. L'eau s'y déplace en effet grâce à la force centrifuge résultant de la très grande vitesse que lui communique l'organe mobile, sorte de roue à aubes, qui tourne librement dans une boîte de ligure appropriée : on n'y trouve plus la capacité, de volume variable, qui, dans toute pompe, délermine l'entrée et la sortie alternatives de l'eau ; le mouvement y est continu, toujours de même sens et semblable à lui-même, l'aspiration se produisant au centre et le refoulement vers la circonférence. On construit de nombreux modèles de ces élévateurs, à axe borizontal ou vertical, à aubes droites, courbes, héliçoïdales, en plus ou moins grand nombre : tous fonctionnent avec de très faibles frottements et présentent des passages largement ouverts, de sorte qu'ils peuvent admettre sans inconvénient des eaux même très chargées, tous présentent aussi les mêmes commodités de commande que les pompes rotatives ; mais la hauteur d'élévation y est fonction de la vitesse, de sorte qu'on ne peut dépasser des limites assez restreintes, 10 à IS m. par exemple, sans aborder des vitesses exagérées et dangereuses. On tourne cette difficulté, soit en superposant plusieurs élévateurs, soit en disposant dans la même boite et sur le même arbre plusieurs disques à aubes,, dont le jeu combiné permet d'obtenir une élévation à grande hauteur : la maison Sulzer, de Winterthur, et plus récemment M. Râteau, à Paris, ont tiré un bon parti de cette dernière combinaison. Le rendement, Irès inférieur originairement à celui des bonnes pompes, tend actuellement à s'en rapprocher, grâce aux progrès réalisés dans la construction de ces engins, mais est encore loin de l'atteindre en général, sauf dans quelques cas exceptionnels et pour des volumes considérables, où il se serait élevé jusqu'à près de 80 pour 100.

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