PREMIERE PARTIE. - HYDROLOGIE
d'air^ il en résulte nécessairement une diminution du rendement de la pompe en même temps que des chocs dangereux, car la masse gazeuse, se dilatant au moment du vide, s'oppose à l'addition d'un volume d'eau suffisant, et la contraction qu'elle éprouve durant la compression détermine des mouvements brusques et provoque des effets analogues à celui qu'on obtient dans les laboratoires de physique au moyen du marteau d'eau. Aussi l'air est-il considéré comme un ennemi par les constructeurs de pompes^ et l'on ne doit rien négliger pour en empêcher l'accumulation en certains points, ainsi que l'évacuation brusque : pour s'en débarrasser, si la forme de la pompe rend un cantonnement d'air inévitable, on a recours à des ventouses ou petits clapets spéciaux automatiques, qui s'ouvrent de dedans en dehors au moment de la compression ; mais le fonctionnement de ces appareils est parfois en défaut, parce que Fair entraîné parle mouvement de la masse liquide ne se porte pas exactement au point le plus haut, où il se tiendrait à l'état statique, et il en résulte des irrégularités et des chocs, dont on a parfois grand'peine à démêler la cause et à trouver le remède.
Les changements de sens répétés dans la marche du piston, les résistances dues à l'inertie de Feau, les frottements au passage des orifices d'admission et d'évacuation, sont autant de causes qui restreignent la vitesse des pompes : il faut entendre par là non la vitesse linéaire du piston, qui peut sans inconvénient varier dans des limites assez étendues, mais le nombre de coups doubles par minute, qui est le plus souvent limité à 20, 25 ou 30 et atteint rarement 50 ou 60. Toute augmentation de vitesse, ayant pour conséquence un accroissement de débit pour une pompe donnée ou une diminution de prix pour un même volume d'eau élevée, doit être considérée comme un progrès ; et les perfectionnements apportés aux dispositions d'ensemble et de détail des divers types de pompes ont souvent pour objet d'atténuer les résistances, en vue précisément d'obtenir une augmentation de la vitesse.
Le rendement en volume d'une pompe, c'est-à-dire le rapport du volume d'eau élevée au volume engendré par le piston, dépend de l'étanchéité des garnitures^ de la tenue des clapets et