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CHAPITRE XII. — ÉLÉVATION MÉGANIQUE DE L'EAU

le mouvement des soupapes et clapets, à supprimer les causes de chocs, à faciliter l'écoulement par tous les moyens.

La vitesse du piston, quel que soit le moteur qui Tactionne, n'est jamais uniforme ; nulle aux extrémités de la course, elle va en augmentant jusqu'à un maximum, pour décroître ensuite, et cela dans chacune des deux parties de la course. Si, au moment de l'aspiration, l'eau éprouve de trop grandes résistances dans les tuyaux d'amenée ou au passage des orifices d'admission, il peut arriver que, faute de vitesse suffisante, elle ne puisse suivre le piston et s'en sépare momentanément aux environs du maximum de vitesse de la machine ; alors, quand la marche du piston se ralentit, l'eau le rattrape bientôt, en produisant un choc doublement fâcheux, parce qu'il comporte une perte de force vive et détermine des vibrations nuisibles à la conservation du système: c*est un écueil qu'il ne faut jamais perdre de vue dans la construction des pompes. 11 est des cas où l'on a besoin d'obtenir avec un même système élévatoire des débits variables ; à défaut de plusieurs pompes distinctes qu'on puisse mettre en marche ensemble ou séparément, on se contente souvent de faire varier le nombre de coups par minute ou la longueur de course de la pompe unique : de ces deux moyens, le premier est sans inconvénient, mais ne s'applique guère que si la variation reste dans le rapport de 3 à 4 ou 2 à 3 au plus ; le second est peu recommandable, parce qu'il détermine une usure irrégulière des pièces frottantes, dont certaines parties travaillent constamment et certaines autres à intervalles plus ou moins éloignés.

Les gaz dissous dans l'eau jouent un rôle assez important dans le fonctionnement des pompes : au moment de l'aspiration, le vide relatif qui se produit dans le corps de pompe en détermine le dégagement partiel ; des bulles se forment dans la masse d'eau et tendent à gagner les points hauts ; puis, dans la période de refoulement, l'azV, sous l'influence de la compression, est en partie dissous, en partie entraîné à l'état gazeux. Si la forme du corps de pompe se prête à l'entraînement de Tair, la présence des bulles gazeuses n'a pas d'inconvénient, elle communique même au liquide une certaine compressibilité qui est plutôt un avantage. Mais, s'il peut se former quelque part un cantonnement

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