PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE
aux pompes à incendie, aux petites pompes d'épuisement ou d'alimentation. Un homme armé d'un. seau peut élever par minute 70 litres d'eau à 1 mètre de hauteur : il effectue de la sorte un travail utile de 50.000 kilogrammètres en 12 heures, mais produit un effort très supérieur, à cause du poids du seau qu'il lui faut soulever et de l'action musculaire que comporte le mouvement du corps durant le soulèvement ; le baquetage à la corde n'en est pas moins encore répandu en Egypte, oia les fellahs élèvent de la sorte les eaux d'irrigation, comme leurs ancêtres, et au moyen des mêmes engins, panier en feuilles de palmier (couffa), vase en terre (koutoueh), outre en cuir, tels qu'on les trouve figurés sur les monuments antiques. L'effort de rhomme est mieux utilisé avec la cigogne^ appareil à levier et
contrepoids, très répandu pour le service des puits en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Roumanie, en Provence, au moyen duquel on obtient un travail effectif de 150 à 350 kilogrammètres à la minute^ et qui ne diffère pas du chadouf égyptien, dont on retrouve l'image sur les monuments des Pharaons. Le rendement est meilleur encore avec la picotah de Tlnde, où Ton retrouve le levier, mais oii le contrepoids est constitué par l'homme même, qui se déplace sur Tune des branches du fléau, découpée à cet effet en forme de marches grossières. Enfin l'homme, qui actionne une pompe à bras au moyen d'une manivelle, produit un effort moyen de 8 kilogrammes sous une vitesse