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CHAPITRE XII. - ÉLÉVATION MÉCANIQUE DE L'EAU

Ton a soin surtout d'assurer le service pendant les interruptions de marche au moyen d^un réservoir de capacité suffisante, son emploi est commode et économique.

Les chiites d'eau fournissent une force gratuite, qui est mieux appropriée à la commande des engins élévatoires et qui y est en conséquence très fréquemment appliquée: malheureusement la force motrice hydraulique éprouve aux diverses époques de Tannée des variations considérables, tombant souvent à son minimum à l'époque même où les exigences de la consommation sont le plus impérieuses, de sorte que, pour être assuré d'un fonctionnement régulier, il faut ou disposer d'une puissance bien supérieure au nécessaire ou s'organiser pour parer à ses défaillances par Tintervention d'un autre moteur, ce qui double les frais d'installation. Le mode d'utilisation des chutes doit être en rapport avec leur hauteur et leur débit, en même temps qu'avec le type des appareils élévatoires qu'elles doivent mettre en mouvement : les roues et les turbines se prêtent également bien à la commande des pompes, mais leurs allures respectives très différentes doivent faire préférer tantôt les unes, tantôt les autres ; les roues conviennent aux petites chutes, leur marche lente permet de les atteler aisément aux pompes à mouvement alternatif; elles sont plus rustiques, laissent passer plus aisément les corps flottants, feuilles^ bois, etc., s'accommodent sans peine aux variations du débit mais non à celles de la chute ; les turbines peuvent s'appliquer à tous les débits et à toutes les hauteurs de chute, à la condition d'être calculées spécialement pour chaque cas, mais leur mouvement rapide ne convient guère qu'aux pompes rotatives ou aux élévateurs centrifuges, elles s'engorgent plus facilement et sont d'une structure plus délicate, tout en exigeant moins d'entretien. Il convient d'ajouter que l'utilisation des moteurs hydrauliques prend d'autant plus d'extension depuis quelques années que les transmissions à dislance par câbles télédynamiques, par l'eau ou l'air sous pression, et surtout par les courants électriques à haute tension, en rendent l'emploi infiniment plus facile, plus souple, et permettent d'entrevoir des combinaisons de plus en plus nombreuses et variées.

A défaut des forces naturelles, on fait emploi de toutes celles

qui sont entrées dans la pratique industrielle, vapeur, air chaud, gaz d'éclairage, gaz pauvre^ pétrole, etc.; en particulier la vapeur est d'un usage général pour l'élévation deFeau, et Ton peut dire que tous les types de moteurs à valeur y ont trouvé d'innombrables applications, sans qu'aucun accuse à cet égard une supériorité réelle, de sorte que, dans chaque cas, il y a lieu de procéder, avant de fixer son choix, à une comparaison, au sujet de laquelle il n'est pas inutile de donner quelques indications générales. A une certaine époque, par exemple, on recherchait les moteurs verticaux^ qui s'attellent bien aux pompes dont l'organe mobile se déplace suivant une ligne verticale et en faveur desquels on peut invoquer la régularité de marche et l'usure uniforme des garnitures de piston; on leur préfère souvent aujourd'hui les moteurs horizontaux^ malgré la tendance à Tovalisation des cylindres, à cause des facilités de service qu'ils procurent et de la simplification des transmissions, quand ils peuvent être placés sur le même plan et souvent sur le même axe que les pompes elles-mêmes. Le fonctionnement à /^/emepre^^zo/i semble devoir être le plus avantageux quand il s'agit d'actionner des pompes, parce qu'il y ade la sorte concordance constante entre le travail moteur et le travail résistant, similitude entre les diagrammes correspondants : cependant l'emploi de Ididétente s'est répandu partout, parce qu'elle procure une économie notable de consommation, et l'on corrige l'inconvénient qui résulte des variations considérables de l'effort instantané du moteur en regard de la résistance constamment égale de la pompe, soit par un calcul convenable du volant, soit par l'usage de la double ou triple expansion ; le type Woolf a été appliqué avec succès à la commande de pompes verticales par l'intermédiaire d'un balancier; mais les moteurs mono-cylindriques genre Corliss s'adaptent mieux aux pompes horizontales que les moteurs Compound à plusieurs cylindres, qui conduisent parfois à les dédoubler, à moins qu'on ne dispose les cylindres en tandem ou qu'on n'interpose un arbre intermédiaire. De plus en plus d'ailleurs, et par raison d'économie, on tend à substituer aux anciens moteurs à basse ou moyenne pression et à marche lente, les engins à haute pression et à mouvements rapides, en perfectionnant la construction des pompes ou modifiant les dis-

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