‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 239 sur 415 · CHAPITRE XII. - ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. - ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU

tion do charbon, les indicalioris des manomètres et des niveaux d'eau et, s'il y a lieu, les incidents survenus, qu'il est bon de relever en outre sur des registres, o\x un compte spécial est ouvert à chaque appareil, dont on suit ainsi les vicissitudes successives.

Si Ton veut éviter le coulage, il est nécessaire de faire tenir aussi très exactement la comptabilité matières, dont l'importance est grande dans des établissements oi^i l'on consomme chaque jour des quantités notables de charbon, d'huile, de chiffons, d'outils, etc.

Malgré tous les soins d'une exploitation bien conduite, l'usure de certains organes est rapide, et il faut y parer par un entretien attentif, si Tonne veut pas être exposé à des réparations coûteuses et à des chômages inopinés. A cet effet, la construction même doit être étudiée dans tous ses détails en vue de rendre sûre et commode la lubrification des surfaces frottantes, d'éviter les chocs et les vibrations, de permettre la correction des effets de l'usure par des serrages. D'autre part, tout doit être disposé pour rendre aisées les manœuvres d'entretien, les opérations de démontage, les déplacements de pièces lourdes ou encombrantes : à cet effet, des engins de levage et de transport doivent être toujours à la portée du personnel; dans les grandes usines, ce seront des grues mobiles, des ponts roulants, etc. On réduit beaucoup la dépense et les pertes de temps, en procédant d'urgence aux menues réparations, de manière à empêcher que le mal ne s'aggrave ; la propreté minutieuse, qui est de règle dans les usines, doit y être considérée comme la meilleure garantie à cet égard, car elle empêche les grippements, et surtout elle tient le personnel en éveil, Toblige à constater le moindre désordre et le met à même de prévenir, par des réparations faites à propos, les ruptures et les accidents.

Ot. Coût de l'élévation mécanique. — Le prix des machines élévatoires varie beaucoup avec leur force relative, leur allure, les types choisis, mais il est à peu près le même dans les diverses localités, parce que les frais de transport n'y entrent que pour une faible part. 11 a d'ailleurs notablement diminué depuis un certain nombre d'années; et, tandis que Dupuit indiquait vers 1860 comme normale une dépense de 2.500 francs par cheval-

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