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PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

cieiise pour ce genre d'expériences, on peut varier les conditions de température dans lesquelles la plante végète et en vérifier l'influence. En comparant les résultats obtenus de la sorte avec ceux que fournissait une mèche de coton constamment imbibée d'eau, placée dans des conditions identiques, M. Dehérain a mis bien en évidence ce fait connu, que Févaporation par les plantes est un phénomène physiologique, tout à fait distinct du fait physique de Tévaporation de Teau en présence de l'air et obéissant à des lois très différentes, se continuant notamment avec la même intensité dans une atmosphère saturée, activé par la lumière, cessant presque dans l'obscurité, et nullement influencé parles changements de température.

15. Evapos'atlofli par Icfs siiffaces d'eau. — Il résulte des constatations faites au moyen des procédés décrits précédemment que la quantité d'eau évaporée en une année par une surface d^eau^ quelle qu'elle soit, douce ou salée, immobile ou courante, est toujours supérieure à la quantité de pluie tombée sur cette surface dans le même temps.

Dausse trouvait en 1842 qu'à Paris, pour une hauteur de pluie de 0 m. 496, Tévaporation par surface d'eau s'élevait à 0 m. 698, soit 1,41 de la pluie tombée. Marié-Davy a déduit d'expériences prolongées à Montsouris le rapport 1,73. On a trouvé, d'autre part, à Turin 1,15, à Rome 3.

Un grand nombre de circonstances influent d'ailleurs sur l'intensité de l'évaporation. Ainsi elle augmente avec la température et les courbes d'évaporation sont sensiblement parallèles à celles du thermomètre; elle diminue quand l'état hygrométrique de l'air se rapproche du point de saturation ; elle varie avec les vents, favorisée par les vents secs, contrariée par les vents humides; la forme et l'étendue des bassins, le voisinage des arbres, la présence d'un abri quelconque ont une action très nette, et les quantités d'eau évaporées sont généralement d'autant plus petites que la surface évaporante est plus dégagée, le bassin plus large.

Pendant la durée du jour, l'évaporation éprouve des variations horaires très marquées, avec maximum entre midi et 2 heures et minimum durant la nuit ; le diagramme ci-contre, oii les ordon-

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