CHAPITRE II. - ÉVAPORATION, RUISSELLEMENT, INFILTRATION
nées représentent les moyennes horaires à Paris pendant une année, en donne une idée assez exacte. Il y a aussi, on le conçoit,
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des variations annuelles ou saisonnières, car Tévaporation est nécessairement plus active en été qu'en hiver : dans une même année à Paris, on a vu par exemple le maximum horaire quotidien passer de 0 m. 00015 en décembre à 0 m. 001 en juillet et le minimum de 0 m. OOOOeS en octobre à 0 m. 00024 en mai. L'évaporation est différente d'ail leurs suivant les pays, et, dans une même région, suivant les localités; on a observé notamment qu'elle diminue à mesure qu'on s'éloig-ne de l'équateur pour se rapprocher des pôles ; elle est moindre sur les côtes où l'air est saturé que dans l'intérieur des terres oîa il est plus sec.
16, ËTaporatîon par le sol, — Lorsque la pluie vient à en humecter la surface, le sol, pour peu qu'il soit sec et plus ou moins poreux, absorbe d'abord l'eau tombée, s'en imbibe, et l'évaporation ne commence qu'après, quand la pluie a cessé et que l'humidité de l'air a diminué. Elle continue ensuite, grâce à un phénomène de capillarité qui tend à ramener vers la surface une partie de l'eau contenue dans les couches superficielles du sol. Très active au début, elle renvoie souvent à l'atmosphère une quantité d'eau égale ou supérieure à celle qne le sol a reçue dans le même temps ; mais elle ne tarde pas à diminuer, à se ralentir déplus en plus, et, si Ton procède par observations conlinues, on constate que le sol nu évapore en moyenne un peu plus de la moitié des eaux météoriques qu'il reçoit. Marié-Davy a trouvé 51 pour 100 à Montsouris, Maurice à Genève 61 pour 100, de