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PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

d'eau tombées et évaporées, ou de mesurer le débit des cours d'eau, afin d'obtenir en bloc le volume d'eau total retenu par le sol, comprenant à la fois la fraction qui a ruisselé à la surface et celle qui a pénétré dans les couches poreuses de la lerre, de déterminer ainsi ce qu'on désig-ne sous la rubrique coefficient d' écoulement. On a trouvé que ces coefficients moyens d'écoulement sont, dans le bassin de la Seine, de 0,31 de la pluie tombée, dans celui de la Saône 44, du Tibre 49, de la Garonne, du Rhin 65^ de la Durance, du Pô 70. Ils varient du reste avec les années, suivant leurs caractères climatériques, selon la répartition des températures, les hauteurs de pluie, les quantités de neige, etc.. Pour une même année il y a de grandes différences entre la saison fToide et la saison chaude, le coefficient d'écoulement est beaucoup plus fort dans la première que dans la seconde, souvent plus du double, parce que l'évaporation est moindre. Dausse a fait ressortir ce même fait quand il a dit que « les pluies d'été ne profitent pas aux cours d'eau ».

11 a fallu des circonstances spéciales, oii l'infiltration s'éliminait parce que le sol est compact ou très déclive, pour qu'on ait pu recueillir des renseignements précis sur le ruissellement seul. Tel est le cas du lacPeladru, dans l'Isère, dont l'alimentation se fait par ruissellement direct : on a trouvé que le lac reçoit 0,49 du volume des eaux météoriques tombées dans le bassin versant ; ce chiffre représente donc le coefficient de ruissellement. Les lacs artificiels ou les étangs, obtenus par le barrage des vallées pour l'alimentation des canaux à point de partage, celle des villes ou pour la satisfaction de besoins industriels et agricoles, se prêtent aussi à des observations analogues, quand ils sont établis dans des régions à sol imperméable : à l'étang de Gondrexange par exemple, le ruissellement a été trouvé de 0,275 en moyenne, aux réservoirs du canal de Bourgogne il varie de 0,13 (Tillot) à 0^,45 (Grosbois), à ceux du canal du Centre de 0,2o à 0,34, au réservoir de la Montagne Noire qui dessert le canal du Midi il atteint 0,66, au bassin des Settons, dans le Morvan, 0,91.

On peut admettre qu'il se tient habituellement entre 0,25 et 0,33.

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