‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 32 sur 415 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LES mi DE SUPERFICIE

Sommaire : 19. L'eau à la surface du sol ; 20. Glaciers; 21. Torrents ; 22. Cours d'eau; 23. Régime des cours d'eau; 24. Lacs et étangs; 25. Composition des eaux de superficie.

t». li'caii à la fi»urfacc dii sol. — Bien que \es mers conslitueiil Pimniense réservoir oii s'accumule la majeure partie de l'eau qui existe à la surface du g-lobe, elles ne présentent néanmoins au point de vue de Thydrolog-ie qu'un intérêt secondaire : d'une part, en effet, on n'a pas encore trouvé le moyen pratique d'utiliser la force naturelle qui résulte du jeu des marées; et de l'autre, \di salure de l'eau de mer la rend absolument impropre à la consommation ainsi qu'à la plupart des usages urbains ou agricoles. L'apport incessant des matières entraînées parles fleuves, et dont l'évaporalion est impuissante à la débarrasser, a chargé cette eau d'une énorme proportion de substances minérales, atteignant jusqu'à 38 grammes par litre, dont 26 à 30 de sel marin. C'est donc sur les eaux douces^ ainsi dénommées par opposition à Teau salée de la mer, que portent seulement les études et les travaux des hydrauliciens.

Or, parmi les eaux douces, celles qu'on rencontre à la surface mèm.e du sol, les eaux de superficie^ peuvent se classer en deux catégories distinctes. Les unes, animées d'un mouvement continu dû à l'effet de la pesanteur, descendent peu à peu depuis les points

5'0 PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

relativement élevés où commence leur cours jusqu'à l'océan où elles viennent finalement aboutir, en coulant suivant les thalwegs des diverses régions qu'elles traversent et y formant des torrents, lorsque leur vitesse est très grande et leur régime très irrégulier, des cours d'eau, ruisseaux, rivières, fleuves, quand leur vitesse devient moindre, et à mesure qu^elles avancent vers la fin de leur course, en présentant des débits croissants; on les confond généralement sous le nom générique à' eaux courantes. Les autres au contraire^ accumulées dans des dépressions naturelles du sol, y demeurent perpétuellement immobiles, d'où leur appellation eaux donnantes : si elles s'épanchent sur un terrain peu déclive et le recouvrent d'une couche liquide sans profondeur, elles constituent un étang ; quand les bords de la cuvette sont plus escarpés et la masse d'eau plus profonde, c'est un lac.

Toutes sont formées par la réunion des filets liquides provenant du ruissellement des eaux météoriques à la surface du sol, auxquels vient s'ajouter souvent un appoint dû aux eaux d'infiltration qui viennent apparaître sur les bords ou dans le fond

même de leur lit, sous la forme de sources ou de suintements. Toujours plus chargées de substances en dissolution que les eaux météoriques, et d'autant plus riches en matières minérales qu'elles ont été plus longtemps en contact avec le sol, elles présentent d'ordinaire une température peu différente de celle de l'air et qui éprouve au cours de l'année les mêmes variations sous

Page 1