CHAPITRE XX
— NOTIONS DE SALUBRITÉ URBAINE
moyen desquels il est toujours possible de se prémunir contre le danger, de réaliser, dans cet ordre d'idées, de rapides et immenses progrès, il appartient à ceux qui ont la gestion des affaires communales de prendre en mains la défense des populations urbaines et, par des mesures efficaces, de combattre les causes d'insalubrité, les maladies évitables, afin de réaliser cette diminution de la mortalité, qui est toujours et partout la conséquence certaine d'efïbrts convenablement dirigés. Y a-t-il des sacrifices devant lesquels ou puisse reculer quand il s'agit d'améliorer la santé publique, de, sauver des vies humaines ?
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Les préceptes de l'hygiène urbaine se réduisent d'ailleurs à un petit nombre de règles, à Tapplication desquelles peuvent être ramenés tous les efforts à faire pour la défense de la santé publique :
L'atmosphère respirable doit-ètre maintenue aussi pure que possible ;
Le sol doit être protégé par tous les moyens contre la pénétration d'éléments nocifs;
L'eau destinée à l'alimentation doit être choisie avec discernement et garantie efficacement contre les causes d'altération, et il faut en avoir assez pour que partout et toujours les soins de propreté-se trouvent largement assurés;
Enfin, après usage, elle doit être évacuée sans retard et de telle sorte qu^'elle ne puisse devenir une cause d'insalubrité, malgré la quantité de détritus organiques qu'elle a recueillis et qu^elle entraine.
Il ne suffirait pas d'observer telle ou telle de ces règles, en négligeant les autres : toutes sont nécessaires et réclament simultanément l'attention.
Mais ce serait sortir du sujet que de traiter ici longuement des deux premières, qui visent la protection de Tair et du sol.
On se bornera donc à signaler en passant l'importance de la ventilation \iO\\v \di salubrité des maisons habitées, oi^i le cube d'air, forcément limité, subit une viciation inévitable et rapide, et surtout pour les établissements appelés à recevoir un grand